Cantonale partielle de Brignoles : un scrutin annonciateur de beaucoup d'autres semblables

Cantonale partielle de Brignoles : un scrutin annonciateur de beaucoup d’autres semblables

07/10/2013 – 23h45
BRIGNOLES (NOVOpress) –
Ça y est, la république est une nouvelle fois en danger à les entendre. En effet, malgré l’abstention, le peuple a mal voté, et là vraiment très mal. Imaginez, malgré 66 % d’abstentions, la candidat FN, Laurent Lopez, réalise 40,4 % des suffrages exprimés, son challenger, la candidate UMP, ne réalisant que 20 %.

Pis encore, la gauche est éliminée au premier tour. Qui plus est, il y avait plusieurs candidatures à gauche. Le candidat du Front de gauche (FdG) – en fait communiste – bénéficiait du soutien officiel du PS, qui ne présentait pas de candidat. Face à lui un candidat d’Europe-Ecologie Les Verts (EELV). Patatras, le candidat du FdG n’a réalisé que 14 % des voix…

Bilan, à part le FN qui réussit à maintenir son nombre de voix par rapport aux deux précédents scrutins et à arriver ainsi en tête au premier tour, tous les partis ont connu une réduction massive de voix en leur faveur. A commencer par la gauche, tous candidats confondus. A quelques mois des municipales, un tel vote tonne comme un coup de semonces avec trois éléments non négligeables : le vote FN devient clairement un vote d’adhésion, c’est également un vote de mobilisation, et la gauche – tous candidats confondus – est massivement éliminée au premier tour. De quoi faire réfléchir notamment dans ce Sud qui va certainement s’offrir plusieurs municipalités FN/RBM en mars prochain…

A noter que l’ex-candidat du FN (qui avait gagné en 2011 avant de voir le scrutin invalidé), et désormais au Parti de la France (PDF), semble avoir bénéficié d’un certain prime à l’implantation locale, puisque dans un tel contexte il réalise 9% des voix devant les candidats UDI et EELV.

Pour le deuxième tour, bien entendu tous les partis se rangent derrière la candidate UMP, le FN bénéficiant lui du soutien national du PDF, le candidat de ce dernier ayant cependant annoncé qu’il voulait voter pour l’UMP… Jean-Luc Mélenchon, pour sa part, ayant appelé à l’abstention.

Médias, politologues et experts autoproclamés ne furent pas en reste puisque très rapidement ils nous ont ressorti l’antienne d’un eléctorat FN qui ne comprend rien voire limite arriéré, mais surtout pas un vote d’adhésion. Bref, ce vote-là a encore de beaux jours devant lui, notamment dimanche 13 octobre à Brignoles.

Crédit photo : Pierre-alain dorange via Wikipédia (cc)