Comité consultatif national d’éthique : un outil au service de la laïcité radicale du gouvernement socialiste

Comité consultatif national d’éthique : un outil au service de la laïcité radicale du gouvernement socialiste

06/10/2013 – 11h00
PARIS (NOVOpress via le Kiosque courtois) –
Le 22 septembre dernier, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a été renouvelé pour moitié. Parmi ses nouveaux membres, on compte désormais Jean‑Pierre Mignard, parrain des enfants de François Hollande, Jean‑Marie Delarue, un proche du Parti socialiste, la sénatrice PS Michelle Meunier, militante pour les droits des transsexuels, ou encore la philosophe Cynthia Fleury, chroniqueuse à l’Humanité. Au total, quinze nouveaux membres intègrent le comité. Des choix sur lesquels la ministre déléguée à la famille, Mme Dominique Bertinotti, a dû s’expliquer jeudi 3 octobre au Palais Bourbon.

Outre les choix clairement politiques des nouveaux membres, c’est l’éviction des religieux qui a le plus étonné. Ainsi, le rabbin Michaël Azoulay et le pasteur Louis Schweitzer ont été remplacés par deux laïcs. Selon la ministre Bertinotti, cette éviction permettait d’introduire « les différents courants de pensée philosophiques et religieux », mais portés par des personnalités laïques, au nom « de la diversité des sensibilités ». Cette conception radicale de la laïcité n’est pas sans rappeler celle de la Convention en 1793. Le sénateur Alain Milon a ainsi dénoncé  « un nouveau concept de la laïcité qui, au lieu d’intégrer les courants religieux à travers leurs représentants hiérarchiques, les rejette de la plus haute instance éthique nationale ». A noter que la laïcité était loin d’être menacée par quatre religieux sur quarante membres.

Ces récentes modifications laissent percevoir la transformation du CCNE en véritable outil de propagande politique. Le gouvernement entend clairement modifier le rôle du CCNE qui, à l’origine, était un organisme indépendant chargé de donner des avis consultatifs sur des questions d’éthique en relation avec les sciences de la vie et la santé. Les questions dont il traite désormais débordent allègrement le domaine médical pour toucher des faits de société. L’avis du CCNE sera entre autres décisif sur l’euthanasie, la PMA, la GPA ou encore le don du sang par les homosexuels.

Comme le souligne l’hebdomadaire Valeurs actuelles : « On attend évidemment avec impatience qu’une décision similaire écarte des organismes consultatifs de la fonction publique les représentants syndicaux pour les remplacer par des fonctionnaires non élus et ce au nom “de la diversité des sensibilités” ».