Islamisme : nous vivons une 3ème guerre mondiale. Et si on disait les choses comme elles sont

Islamisme : nous vivons une 3ème guerre mondiale. Et si on disait les choses comme elles sont

Tribune de Jean Bonnevey.

Les islamistes ont déclenché depuis le 11 septembre et même avant, une troisième guerre mondiale pour imposer leur islam au monde entier. On refuse de le dire par peur de l’islamophobie. Et pourtant cet islam du terrorisme veut imposer sa lecture du coran aux mauvais musulmans et aux infidèles. Ils le font avec un terrorisme qui parfois répond à la définition de crimes contre l’humanité. Au Kenya, au Pakistan, en Egypte, au Nigeria et ailleurs, ils tuent en fonction de la religion. Au Kenya, les clients du super marché qui ne savaient pas réciter des sourates du coran étaient immédiatement abattus par les islamistes somaliens. Au Pakistan c’est une église qui a été visée dans le pire attentat de ce genre dans ce pays.

Kenya

Les milices d’Al-Chebab n’ont pas cessé de menacer le Kenya depuis leur formation fin 2006, menaces qui se sont amplifiées dès octobre 2011, lorsque les troupes kényanes ont rejoint les forces de l’Union Africaine en grand nombre pour chasser les chebabs de la capitale, Mogadiscio et les repousser vers le sud du pays. L’armée kényane est très active aux côtés de l’Union africaine (UA), et un allié solide des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Est. Pour Murithi Mutiga, rédacteur en chef du Daily Nation, journal de Nairobi cette tragédie est l’occasion de faire réaliser au monde que « nous vivons dans un monde interconnecté et qu’avoir un pays failli comme voisin, tel que la Somalie, peut avoir des effets bien au-delà de ses frontières ».

Pakistan

Un double attentat suicide commis devant une église à la sortie d’une messe a fait au moins 78 morts , bilan sans doute comparable à celui du centre commercial de Nairobi. C’est l’attaque la plus sanglante jamais menée contre la minorité chrétienne de ce pays, selon les autorités locales. Ces deux attaques perpétrées par deux kamikazes et revendiquées par une faction du Mouvement des talibans pakistanais (TTP) ont visé l’Eglise de tous les Saints, de Peshawar, la principale ville de la province de Khyber Pakhtunkhwa, dans le nord-ouest. Le Pakistan impliqué dans cette guerre mondiale aux cotés ou contre les talibans afghans ?

Mondialisation

Depuis la guerre qui se poursuit contre les talibans, les Usa et leurs alliés sont intervenus en Irak, en Libye et envisagent de le faire en Syrie, tout en menaçant l’Iran, rien que des pays musulmans….pas un hasard tout de même. C’est bien une guerre mondiale asymétrique. Les Usa tentent d’imposer leur vision du monde aux états par la guerre et les islamistes la leur, par le terrorisme ou la révolution.

On voit les imagistes en Tunisie en Egypte au Yémen et dans des pans aussi entiers de cités européennes. A quand une prise d’otage dans un de nos supermarchés ? Qui ne comprend que c’est une guerre mondiale que nous ne voulons pas, que nos gouvernants nient, par peur de l’amalgame avec l’islam et de favoriser une islamophobie qui favorise elle-même les droites identitaires européennes ou américaines. Pourtant c’est évident. Ce qui se passe et ce qui s’est passé au Kenya ou au Yémen en sont des illustrations. Et la guerre ne date pas d’hier.

Le 28 novembre 2002 à Mombasa (Kenya) : Un attentat-suicide à la voiture piégée était organisé contre un luxueux hôtel tenu par un propriétaire israélien. L’explosion tua trois Israéliens et dix Kényans. Quelques minutes avant cet attentat, deux missiles sol-air avaient été tirés en direction d’un Boeing 757 de la compagnie aérienne Arkia Israel Airlines qui venait de décoller de l’aéroport de Mombasa. Mais l’appareil n’a pas été touché et a finalement pu atterrir sans encombre avec ses 261 passagers à Tel-Aviv. Les attaques ont toutes deux été revendiquées par Al-Qaida.

Le 7 août 1998, au Kenya toujours et en Tanzanie : Deux attaques quasi simultanées touchaient les ambassades américaines de Nairobi (Kenya) et Dar-es-Salaam (Tanzanie). Des voitures piégées de plusieurs centaines de kilos d’explosifs firent 243 morts et des centaines de blessés à Nairobi, tandis qu’à Dar es-Salaam une douzaines de personnes moururent et quelques centaines furent blessées. C’était la première fois qu’un tel mode opératoire, d’une telle ampleur, était appliqué en Afrique subsaharienne. A Nairobi, le souffle de l’explosion avait détruit plusieurs immeubles du quartier d’affaires où se situait l’ambassade américaine.

Des membres présumés d’Al-Qaïda ont lancé trois attaques simultanées contre des sites de l’armée et de la police dans le sud du Yémen, tuant 56 militaires et policiers, ont indiqué ces derniers jours des sources militaires et locales.

Ces 10 dernières années, deux autres attentats ont été perpétrés contre des bâtiments de guerre dans ce secteur. Le premier a visé le destroyer américain USS Cole (DDG 67), gravement endommagé par une embarcation piégée dans le port d’Aden, en octobre 2000. La seconde attaque s’est produite en octobre 2002 contre le pétrolier français Limburg, touché par un canot bourré d’explosifs alors qu’il se trouvait au terminal d’Ash Shihr.

Islamisme : nous vivons une 3ème guerre mondiale. Et si on disait les choses comme elles sont

Détroit de Bab-el-Mandeb

Les Etats-Unis redoutent que des attentats soient en préparation contre les navires empruntant le détroit de Bab-el-Mandeb, au large du Yémen. Pétroliers, porte-conteneurs, vraquiers… Il s’agit de l’un des principaux points de passage du commerce maritime mondial, emprunté notamment par les navires reliant l’Asie et la région du Golfe à l’Europe. « Des renseignements laissent penser qu’Al-Qaïda continue de préparer des attaques en mer le long des côtes du Yémen dans le détroit de Bab-el-Mandeb, en mer Rouge et dans le golfe d’Aden (…) les risques que des bateaux soient pris pour cible sont maximaux dans les zones où les manœuvres sont peu faciles »,

C’est le même islamisme que l’on combat donc au Mali ou en Somalie et bien sur au Yemen et que l’on devrait combattre en Syrie. Nos doutes débouchent sur des incohérences qui mettent nos soldats et nos populations en danger. Nous sommes en guerre, car on nous fait la guerre, mais nos gouvernements ne l’admettent pas par aveuglement idéologique. Nos faiblesses sont leurs forces. Nous nourrissons leur détermination de nos hésitations.

Et pourtant il faudra bien la mener et la gagner, cette guerre.

Jean Bonnevey

Source : Metamag.

Crédit image en Une : CIA World Factbook, via Wikipédia, domaine public. Crédit image dans le texte : DR.