Elysium : les immigrés de l’espace - La science fiction au service de l’idéologie médiatique

Elysium : les immigrés de l’espace – La science fiction au service de l’idéologie médiatique

Rien n’est innocent. La propagande soft, la pire, propagande camouflée en divertissement est partout. Dans les séries télévisées; elle l’est jusqu’à la caricature. Dans les films, elle l’est aussi, bien sûr, et depuis qu’Hollywood et ses financiers règnent sur le cinéma mondial.

Elysium est un film contre l’exclusion, l’égoïsme des privilégiées et qui valorise les pauvres et les exclus à l’échelle de la planète. En effet, cette fois, les émigrés sont les riches qui ont crée dans l’espace une station paradisiaque et laissé les pauvres sur une terre devenue un immense détritus habité.

Voici le résumé du film. « En 2154, il existe deux catégories de personnes : ceux très riches, qui vivent sur la parfaite station spatiale crée par les hommes appelée Elysium, et les autres, ceux qui vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée. La population de la Terre tente désespérément d’échapper aux crimes et à la pauvreté qui ne cessent de se propager. Max, un homme ordinaire pour qui rejoindre Elysium est plus que vital, est la seule personne ayant une chance de rétablir l’égalité entre ces deux mondes. Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, il hésite à prendre part à cette mission des plus dangereuses, s’élever contre la Secrétaire Delacourt et ses forces armées. S’il réussit, il pourra sauver non seulement sa vie mais aussi celle de millions de personnes sur Terre ».

Alors les riches sont en bonne santé puisqu’ils ont la machine qui guérit tout ou presque. Les pauvres crèvent sur terre et tentent de rejoindre Elysium au risque de leur vie pour sauver leurs enfants. Tous les riches sont arrogants, intrigants et méchants. Les pauvres surdoués en ordinateurs, bons parents, etc…

Heureusement Matt Damon ancien délinquant devenu travailleur et exploité sur terre va sauver tout ça. Max (Matt Damon), simple ouvrier ayant été gravement irradié, apprend qu’il ne lui reste plus que cinq jours à vivre. Il va mettre à profit ce court laps de temps pour tenter de se rendre sur Elysium, car des Med-Box (« Cabines médicales ») y ont été installées, permettant la régénération rapide et totale des cellules corporelles et la suppression des maladies. Pour cela, il est incité par un ami à tenter d’enlever le milliardaire gérant la société qui l’employait afin de lui voler des informations cruciales que l’homme a dans son cerveau. Ces informations étant relatives à un coup d’État que tente d’effectuer la responsable de la sécurité (Jodie Foster) de la station spatiale, Max va être poursuivi par les sbires sans scrupules de cette femme… et oui la femme est la méchante, ce qui est surprenant, mais elle sera punie.

Max change après des aventures spectaculaires les codes d’accès à Elysium et tout le monde dont sa petite amie et sa fille malade atteinte de leucémie, (on en fait des tonnes) a le droit d’en être citoyen, d’être soigné et respecté.

Le monde idéal est à portée de main. Il suffit que les riches viennent en aide aux pauvres et renoncent à leur égoïsme de caste privilégiée et ouvrent toutes les frontières. C’est tellement gros que ça gâche les scènes d’actions, car il est difficile de regarder ce film au premier degré.

Ceux qui n’auraient pas compris sont incurables même à Elyseum !

Jean Ansar

Source : Metamag.

Crédit image : DR.