Retour médiatique de Winnie Mandela, la sulfureuse icône de la lutte anti-apartheid

Retour médiatique de Winnie Mandela, la sulfureuse icône de la lutte anti-apartheid

09/08/2013 – 17h00
PRETORIA (NOVOpress)« Les docteurs ont réussi à contenir la situation et il respire normalement maintenant », a déclaré jeudi Winnie Madikizela-Mandela (ci-dessus), l’ex-femme de Nelson Mandela. Comme pour son ex-époux, le passé de Winnie, icône de la lutte anti-apartheid, pendant les 27 ans de détention de son mari, n’est guère reluisant. En 1997, elle a été accusée d’avoir ordonné quatre meurtres de jeunes militants, dont celui de l’adolescent Stompie Sepei, dans les années 1980. La « pasionaria » de la lutte contre l’apartheid y est décrite comme une femme dominatrice, violente et avide de pouvoir.

A cette époque, elle s’était entourée d’une bande de jeunes voyous au sein du « Mandela United Football Club ». Au moins 18 assassinats ont été imputés à ce groupe, dans le township de Soweto (banlieue noire de Johannesburg). Winnie Mandela avait été condamnée à six ans d’emprisonnement pour l’enlèvement de Sepei. Mais, en appel, elle n’avait écopé que d’une amende et n’avait jamais été emprisonnée. Son époux, libéré en 1990, était resté au côté de Winnie quand elle avait été reconnue coupable de l’enlèvement de Sepei. Ce n’est qu’en 1992 qu’il avait annoncé leur séparation, quatre ans avant l’officialisation de leur divorce. En 1994, Nelson Mandela l’avait même intégrée au gouvernement en la nommant vice-ministre des Arts et de la Culture. Le mythe Mandela a vraiment du plomb dans l’aile.

Crédit photo : shackdwellersinternational via Flickr (cc)