Une quasi-relaxe pour "les 19 de Solferino" - Le verre à moitié vide ou à moitié plein

Une quasi-relaxe pour “les 19 de Solferino” – Le verre à moitié vide ou à moitié plein

C’est le verre à moitié vide ou à moitié plein selon la façon dont on le regarde. Génération Identitaire considère que les peines financières sont lourdes (voir son article) et c’est vrai que les amendes et les frais le sont pour des jeunes garçons et filles qui sont montés très temporairement sur un toit (mais quel toit ! ) sans violence et sans dégâts. A l’opposé certains avocats pensent qu’il s’agit d’une quasi-relaxe face à un procureur sous l’autorité du ministre de la justice, qui demandait de la prison ferme, et face à des hommes politiques socialistes qui réclamaient rien de moins que la dissolution de Génération Identitaire.

Le gouvernement, Manuel Valls, et le Parti Socialiste, eux ne seront condamnés qu’au ridicule pour leur incompétence : au  moment où des centaines de milliers de manifestants hostiles à la politique socialiste étaient réunis à Paris, où des milliers de policiers, de CRS, de gendarmes étaient mobilisés, ne pas avoir fait garder le siège national du PS par deux policiers, il faut le faire! Remercions ces jeunes gens de nous avoir bien fait rire aux dépens du pouvoir et d’avoir continué lors du procès.
Novopress

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Le dimanche 26 mai, en marge de la dernière grande « Manif Pour Tous », 19 jeunes militants de Génération identitaire étaient montés sur la terrasse du siège du Parti socialiste, rue de Solferino, pour déployer une immense banderole « Hollande démission ». Délogés par les CRS, ils avaient ensuite passé 54 heures en garde à vue avant de se voir placés sous contrôle judiciaire, ce qui semblait déjà un brin disproportionné pour une action menée sans aucune violence ni casse, les jeunes gens étant montés à l’aide d’une grande échelle. Les policiers avaient eux-mêmes signalé le bon comportement des interpellés dans leurs procès-verbaux.

Appel à la dissolution de Génération identitaire

Les déclarations des responsables socialistes, elles, avaient nettement manqué de proportion. Le compte Twitter officiel du PS évoquait une « atteinte inacceptable envers la démocratie », propos auxquels faisait écho Harlem Désir en ajoutant : « Attaquer un parti politique, c’est s’attaquer à la démocratie. » Rien que ça ! Le leader des jeunes socialistes Thierry Marchal-Beck et le porte-parole du PS Eduardo Rihan Cypel en avaient même appelé à la dissolution de Génération identitaire.

Le 25 juillet, les 19 jeunes rebelles ont donc été jugés par la 12e cham bre du tribunal correctionnel de Paris. Après des débats parfois drôles (les identitaires affirmant être montés sur ce toit par hasard après s’être perdus dans Paris – certains déclarant même qu’ils pensaient participer à une journée de dé couverte du patrimoine ! –, manifestement dans l’optique de protéger leur organisation des délires de Valls, ce qui a fait sourire le président du tribunal mais moins le procureur de la République), quinze militants ont été condamnés à des peines d’amende avec sursis, et quatre autres à des amendes allant de 500 à 900 euros. Tous devront payer 190 euros au titre des frais de justice du PS.

Les peines sont bien en deçà de celles réclamées par le procureur qui n’a pas hésité à requérir de la prison ferme et s’est vautré dans les poncifs en évoquant « les heures les plus sombres de notre histoire ».

Le PS, finalement, n’avait demandé qu’un euro symbolique, se rappelant peut-être juste à temps, comme l’ont signalé plusieurs avocats de la défense, que lorsque des clandestins avaient occupé ses locaux en janvier, aucune plainte n’avait été déposée…

Ces condamnations légères s’apparenteraient presque, selon certains avocats, à une relaxe. On comprend bien qu’une relaxe pure et simple, en ces temps de “grande popularité” du pouvoir socialiste, aurait pu être perçue comme une invitation à la réitération par certaines jeunes activistes. Faut-il voir dans ce jugement une preuve d’indépendance de la magistrature ou bien de la volonté du régime de ne pas offrir à l’opposition de nouveaux symboles après la faute qu’a constituée l’incarcération du jeune Nicolas ?

L. H.

Article de l’hebdomadaire “Minute” du 31 juillet 2013 reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.

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