Italie : Des maghrébins pillent un patronage et défèquent sur l’autel de l’église

Italie : Des maghrébins pillent un patronage et défèquent sur l’autel de l’église

25/07/2013 – 12h00
MANTOUE (NOVOpress) –
C’est un nouveau coup dur pour la paroisse. Libiola appartient à la ville de Serravalle a Po, dans le Mantouan, en Lombardie. Elle a été durement frappée par le tremblement de terre de mai 2012 et l’église baroque est toujours fermée pour travaux. On se souvient que le séisme qui avait ravagé le Nord-Est de l’Italie avait aussi eu pour effet de faire éclater les problèmes de cohabitation avec les immigrés musulmans. Un plat avec de la sauce bolognaise, servi par erreur à une jeune musulmane dans un camp pour réfugiés, avait ainsi déclenché une véritable émeute.

À Libiola, la vie, depuis, essaie de reprendre. Jeudi dernier, le curé et les deux religieuses qui animent le patronage avaient emmené les enfants pour une journée en montagne. Quatre jeunes Marocains (l’un habitant du quartier, les autres demeurant à côté) en ont profité pour s’introduire par effraction dans le presbytère. Ils ont forcé la porte de la chambre de la sœur supérieure et ont volé ce qu’ils ont pu y trouver comme argent, à savoir les cotisations des enfants et le bénéfice d’une soirée risotto récemment organisée par les parents : 80 euros en tout et pour tout.

Les maghrébins ont ensuite, selon la formule de la Gazetta di Mantova, « voulu laisser un signe ». Ils ont découpé un pan de la tente en plastique qui sert d’église provisoire depuis le tremblement de terre. Et ils ont uriné et déféqué sur l’autel. Une voisine les a vus s’enfuir et a reconnu celui qui habite dans le quartier. Les carabiniers ont pu identifier les trois autres.

Le curé, l’abbé Eugenio Ferrari, s’est finalement décidé à porter plainte. « S’ils étaient venus voler de l’argent parce qu’ils ont faim, explique-t-il, je n’aurais pas même porté plainte : je leur aurais pardonné. Mais ce qu’ils ont fait dans l’église est un geste sur lequel on ne peut pas passer, c’est inqualifiable ».

« Je suis désolé, ajoute l’ecclésiastique, parce que, à ce qu’il semble, cet acte a été accompli par quatre jeunes Marocains. Ils ont montré leur mépris vis-à-vis de notre religion. Mais si moi je faisais la même chose dans une mosquée, ils me couperaient le cou, oui ou non ? »