Pierre Bergé désavoué par les siens

Pierre Bergé désavoué par les siens

05/07/2013 – 18h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Immensément riche, homme d’affaires, homme de gauche, copropriétaire du Monde avec le banquier Matthieu Pigasse et l’industriel Xavier Niel, fondateur du journal homosexualiste Têtu et lui‑même homosexualiste militant — il fut compagnon d’Yves Saint‑Laurent — président d’honneur de l’opéra de Paris, mécène de Ségolène Royal, président du Sidaction, premier producteur de caviar en France, Pierre Bergé (ci-dessus) est cet ultralibéral pour qui « louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? » et qui se permet de relayer sur son compte Twitter un appel au meurtre sans être autrement inquiété par le ministère public.

Pierre Bergé croyait sans doute avoir l’ensemble du système à sa botte. Or le Pôle d’indépendance du journal Le Monde, qui réunit différents actionnaires du groupe, vient de condamner les propos de Pierre Bergé, qui menaçait de vendre l’hebdomadaire La Vie, suite à un éditorial opposé au mariage homosexuel. On n’est jamais trahi que par les siens.

Pierre Bergé avait déclaré : « Je suis venu au secours du Monde, parce qu’il représentait une éthique que je partageais. Je ne suis pas obligé de supporter celle de La Vie, que je combats tous les jours. Oui, je serais heureux que ce journal ne fasse plus partie du groupe ».

Les « sages » du Monde lui ont rétorqué que « la définition de la ligne éditoriale des titres et sites du groupe est du ressort exclusif des directeurs des rédactions et de leurs équipes rédactionnelles, ainsi que le précise la Charte d’éthique et de déontologie du groupe Le Monde ».

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