Espionnage des pays européens par les Etats‑Unis

Espionnage des pays européens par les Etats-Unis

Ci-dessus logo du programme d’écoutes et de surveillance américain PRISM.

03/07/2013 – 10h00
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – Nos politiques tombent des nues ! Les Etats‑Unis nous espionnent ! Ils l’ont appris par  la presse, qui présente des documents révélés par Edward Snowden, cet ancien consultant de la NSA qui défraie la chronique ces derniers jours. François Hollande, a demandé « Que les Etats‑Unis stoppent immédiatement cet espionnage ». Nul doute que devant tant de détermination, Oncle Sam doit trembler. D’autres ont réclamé l’arrêt des négociations du traité transatlantique.

Concrètement, les documents révèlent qu’il y avait trente‑huit cibles diplomatiques, l’objectif étant notamment de connaître l’état des dissensions entre les différents pays membres de l’UE. Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement, estime qu’« Il n’y a strictement rien de nouveau. Depuis la création de la NSA à la fin des années 1940, l’agence a espionné ses adversaires, mais aussi et surtout ses alliés. Selon moi, il n’y aura aucune conséquence, tout le monde espionne tout le monde ». Que nos politiciens arrêtent donc de s’offusquer dans l’hypocrisie la plus totale et nous souhaitent tout simplement la bienvenue dans le meilleur des mondes.

Des ex‑agents israéliens auraient largement contribué aux écoutes américaines

Selon l’hebdomadaire Marianne, des anciens agents israéliens de l’unité « 8200 », spécialisée dans les écoutes, auraient collaboré à la mise au point des « technologies spéciales » utilisées dans le cadre du système d’espionnage Prism de la NSA. Deux sociétés israéliennes, Verint et Narus, qui emploient d’anciens agents de la cellule spéciale« 8200 » auraient ainsi activement participé à la mise au point du système de surveillance américain ayant espionné des millions de personnes, notamment sur les principaux réseaux sociaux.

Crédit photo : Adam Hart-Davis, via Wikipédia, reproduction autorisée.