Municipales 2014 : François Cuillandre (PS) candidat à sa succession à Brest

Municipales 2014 : François Cuillandre (PS) candidat à sa succession à Brest

Ci-dessus : François Cuillandre (à droite) en compagnie d’Harlem Désir.

26/06/2013 – 16H00
BREST (NOVOpress Breizh) –
Le maire sortant de Brest François Cuillandre (PS) a été désigné lundi par son parti pour conduire une liste « union de la gauche » lors des prochaines élections municipales. Il pourrait être opposé à Bernadette Malgorn (UMP), ancienne préfète de la région et candidate malheureuse aux dernières régionales, qui vient d’annoncer sa candidature.

« Ma motivation est intacte » a déclaré l’élu brestois qui a bénéficié du soutien inconditionnel des militants PS de sa ville. M. Cuillandre a d’ores et déjà tenu à rappeler que la liste qu’il conduira sera la même au premier et au second tour. « Les fusions de listes entre les deux tours sont souvent synonymes de confusion pour l’électeur » a-t-il déclaré, donnant ainsi un avertissement sans frais aux éventuels partis de gauche qui pourraient être tentés de présenter des listes concurrentes.

Professeur de droit public à l’université de Bretagne occidentale, F. Cuillandre a été élu député de la troisième circonscription du Finistère en 1997, avant d’être battu en 2002 et à nouveau en 2007. Élu au conseil municipal de Brest en 1989 et en 1995, il succédera à la tête de la ville à Pierre Maille en 2001. La même année il deviendra président de la Communauté Urbaine de Brest. « Ces deux fonctions me permettent d’atteindre le plafond de 8.100 euros par mois » expliquera-t-il alors pour justifier sa renonciation à se représenter aux législatives.

En Janvier dernier l’édile brestois s’était illustré en faisant retirer les couronnes des rois destinées aux enfants des écoles de la ville, lors de la traditionnelle fête de l’Epiphanie, au motif que la mention de cette fête plurimillénaire sur les couronnes était contraire à la loi sur la laïcité dans les écoles. Une mesure qui avait scandalisé les Brestois.

Au lendemain de la mort du militant « antifa » Clément Méric, survenue à Paris le 5 juin dernier lors d’une rixe, François Cuillandre s’était empressé d’affirmer que « Clément a subi une agression d’une violence inouïe, victime des coups portés par un groupe d’individus se revendiquant, d’après les premiers éléments, de l’extrême droite fascisante. »

Cette présentation des faits – qui vient d’être sérieusement remise en cause par l’examen de la vidéo de la RATP – ne lui avait pas valu l’indulgence des « antifas » brestois. Lors du rassemblement organisé le soir même par la Ligue des droits de l’homme, le maire de Brest avait dû s’éclipser rapidement, violemment pris à partie par les militants de cette mouvance pourtant réputée, si l’on en croit le mainstream médiatique, pour son « humanisme ».

Crédit photo: Pymouss/Wikimedia (cc).