Le pape François invite les députés français à abroger des lois quand cela est nécessaire

Le pape François invite les députés français à abroger des lois quand cela est nécessaire

18/06/2013 – 12h30
ROME (NOVOPress via Bulletin de réinformation) –
Samedi dernier, le pape François recevait une cinquantaine de parlementaires français représentant les groupes d’amitiés avec le Saint‑Siège de chaque assemblée. Sans que cela soit prévu, le pape François a prononcé un discours à l’allure de ligne de conduite pour les parlementaires.

Sans citer explicitement de loi, le pape a insisté sur la possibilité non seulement d’amender, mais aussi d’abroger les lois dont disposent les parlementaires.

Un mois à peine après la promulgation de loi ouvrant le mariage aux couples d’homosexuels, il était impossible de ne pas y voir un appel du pape.

Comment a été accueilli ce discours ?

David Assouline, porte‑parole du PS, s’est exprimé sur Twitter : « Et si le pape respectait notre République laïque, ses valeurs et lois, autant que notre laïcité respecte les croyances de chacun ». Le militant Jean‑Luc Roméro s’en est également pris au pape François : « Alors qu’à Rome se déroule le congrès des ADMD d’Europe — une coterie pro‑euthanasie — et la Gay Pride, le pape demande à des élus français de se battre contre ces causes ! ». Un autre socialiste, présent au Vatican, Thomas Thévenoud, a estimé, lui, que le pape « n’avait pas demandé l’abrogation de la loi sur le mariage pour tous ».

Le discours du pape s’est‑il limité à cette thématique ?

Au contraire, le Saint‑Père a cherché à donner une portée générale à son discours. D’où, sans doute, le flou sur lequel s’est appuyé Thomas Thévenoud.

François a finalement invité députés et sénateurs français à apprendre à se détacher de l’air du temps : « Il vous est aussi nécessaire d’insuffler [aux lois] un supplément, un esprit, une âme dirais‑je, qui ne reflète pas uniquement les modes et les idées du moment, mais qui leur apporte l’indispensable qualité qui élève et anoblit la personne humaine ». Nos élus ont du pain sur la planche.

Crédit photo : DR.