Béziers: les riverains de la mosquée rue Raspail sont plus qu'excédés

Béziers: les riverains de la mosquée rue Raspail sont plus qu’excédés

15/06/2014 – 12h00
BEZIERS (NOVOpress) – Ouverte depuis 10 mois et inaugurée en grande pompe (ou plutôt en chaussettes) fin avril par les élus locaux, la nouvelle mosquée de Béziers (ci-dessus) n’en finit pas de créer des problèmes. Ce sixième lieu de culte musulman biterrois, situé rue Raspail en centre-ville, est devenu depuis quelques jours un véritable problème pour les riverains excédés. Incivilités, menaces verbales et physiques, tentative d’intimidation. Certains voisins se sont même senti le courage d’aller porter plainte auprès du commissariat de police pour « menaces de mort ». Leurs crimes : avoir osé demander qu’on ne se gare plus devant leur garage, les empêchant ainsi de quitter leur domicile.

Que se passe-t-il donc rue Raspail ?
Installée depuis bientôt un an, la mosquée Annour reçoit plusieurs fois par semaine des centaines de pratiquants. Prévue pour accueillir 494 personnes et à l’origine destinée aux habitants du centre-ville âgées et sans voiture, cette mosquée voit régulièrement arriver des familles ou des jeunes en voiture. Malgré le fait qu’une mosquée soit un ERP ( Etablissement recevant du public) de troisième catégorie, rien n’a été prévu pour gérer le flux des véhicules, créant ainsi des tensions importantes avec le voisinage. Le tout lié à population dont la civilité n’est peut-être pas la première de ses qualités.

Les témoignages anonymes des riverains en disent long sur cette cohabitation difficile : « Si nous réagissons de la sorte, témoigne un riverain, c’est parce que cette rue tranquille est devenue infernale à vivre. Nous avons été agressés verbalement, insultés, menacés de mort. Nous n’en pouvons plus. Il faut que l’on trouve une solution pour que nous puissions quitter ce quartier. »

Une fois de plus, ce sont les habitants de souche ne pouvant pas pour des raisons financières quitter le centre-ville qui payent au quotidien les délires démagogiques et clientélistes de leurs élus plus que coupés de la réalité.

A quatre semaines du début du ramadan, si rien n’est fait pour régler ces problèmes, si personne ne prend ses responsabilités, l’été risque d’être chaud, très chaud rue Raspail.