Il diffuse Saw à sa classe de 6ème ! Par Franck Vinrech

Il diffuse “Saw” à sa classe de 6ème ! Par Franck Vinrech

Si l’école n’est plus un sanctuaire protégeant nos enfants depuis déjà de longues années, il est affligeant de constater que le danger vient de plus en plus du corps enseignant. Certains professeurs trahissent ce qui est censé faire la grandeur de leur métier : permettre la transmission de la connaissance, aider l’enfant à se construire sainement.

La dernière perle de mauvais goût: un prof de math de Colombes (Hauts-de-Seine) a diffusé lundi dernier une longue séquence de Saw à ses élèves de 6ème…
Saw : un torture movie, une sous catégorie fort plébiscitée du film d’horreur et gore dont la caractéristique première est d’enchaîner les scènes de cruauté et de tortures, le scénario se résumant en une laborieuse légitimation de ces scènes. [Saw est interdit aux moins de 16 ou 18 ans selon les épisodes.]

Dans cet amas de hurlements et de souffrances, Saw tient lieu de référence incontestée.

Après “Le baiser de la lune”, dessin animé de propagande pro-homosexualité que l’on doit à l’ère sarkoziste et diffusé aux CM2, après la rédaction sur le suicide proposé par un prof en novembre dernier, l’école de la république et ses serviteurs arrivent encore à nous étonner…

Qu’est-ce qu’ils fichent dans les IUFM ? N’y a t-il personne qui remarque chez un futur prof l’absence totale de lucidité, de connaissances même élémentaires en psychologie de l’enfant et de l’adolescent ? Les hommes et les femmes à qui l’on confie “la chair de notre chair” ne sont-ils pas tenus au minimum syndical d’équilibre mental ?

Le témoignage au micro d’Europe 1 d’une des victimes (appelons un chat un chat) est accablant : “il y a des enfants qui pleuraient, d’autres sont sortis pour aller vomir…j’ai demandé à sortir parce que j’avais mal au ventre. C’était trop dur à regarder. Je ne me sentais pas bien du tout”.

Maltraitance sur des enfants, torture psychologique, objectivement on est sur un dossier lourd.
En attendant les résultats de l’enquête, le prof est suspendu. La Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) a de son coté porté plainte. Mais s’il est reconnu coupable, croyez-vous qu’il sera éjecté de l’enseignement ? Aucune chance, les parents devront s’estimer heureux si le professeur reçoit un blâme de l’académie… Aujourd’hui, la justice n’a plus comme fonction de punir, punir c’est mal, médiéval. De l’idée de justice, les derniers gouvernements ont retiré le cœur de sa raison d’être : l’exemplarité par la punition, le rappel nécessaire des devoirs de chacun et de la morale élémentaire.

En attendant que cela devienne autre chose qu’un vœu pieux, de nombreux parents déposent leurs enfants à l’école avec à l’esprit des questions bien légitimes quant à la teneur de l’enseignement et la personnalité des professeurs.

Rien de surprenant non plus si, dans ce climat de défiance, de plus en plus de pères et de mères envisagent de se charger eux-mêmes de l’instruction de leurs enfants, le principe de l'”école à la maison” étant légal puisque seule l’instruction est obligatoire, pas la scolarisation.
Des enfants qui ne reviennent pas de l’école traumatisés ou gays, quel beau programme scolaire!

Franck Vinrech

Crédit photo : DR.