La cathédrale de Nantes vandalisée

La cathédrale de Nantes vandalisée

09/06/2013 – 08H30
NANTES (NOVOpress Breizh) –
Après la cathédrale de Limoges taguée dans la nuit de jeudi à vendredi avec des inscriptions anarchistes à la mémoire de Clément Méric, c’est la cathédrale de Nantes qui a fait l’objet de vandalisme aggravé. Elle a été temporairement fermée au public.

C’est à l’ouverture de l’édifice, samedi matin, que les faits ont été découverts. Selon le préfet, qui s’est rendu sur les lieux « Les dommages ont défiguré une partie du chœur ainsi que les deux autels. Les portes extérieures du rez-de-chaussée ont été fracturées. » (Ouest-France 08/06/13). Christian de Lavernée précise : « Les évocations sont mélangées : il y a des 666 (le chiffre satanique), ainsi que des évocations à caractère nazi, un buste de Femen ainsi que des petits bonshommes, style ”manif pour tous’’ ». Les enquêteurs ont relevé, à l’intérieur du bâtiment, de nombreuses inscriptions obscènes ; une statue a été brisée. Les malfaiteurs ont en outre dessinés des sexes et des moustaches d’Hitler sur des statues représentant des anges.

Condamnant fermement ces actes, le père Bertrand, vicaire général du diocèse a déclaré que l’Église ne souhaitait pas « jeter de l’huile sur le feu », préférant « en appeler à l’apaisement et à la responsabilité de chacun. » Johanna Rolland, première adjointe au maire de Nantes (PS) – et candidate à la mairie de Nantes – s’est également rendue sur place pour constater les dégâts. Elle a pour sa part condamné les faits «avec la plus grande fermeté». Le préfet s’est contenté d’en appeler « au respect des cultes », jugeant ces actes « navrants ». Les ligues de vertu – toujours promptes à dénoncer l’islamophobie ou l’antisémitisme – sont demeurées silencieuses. Il est vrai qu’il ne s’agit ni d’une mosquée ni d’une synagogue, mais d’une « simple » cathédrale.

Crédit photo : Guillaume Piolle /Wikimedia (cc).