Mort d’un militant gauchiste à Paris : la gauche fait diversion

Mort d’un militant gauchiste à Paris : la gauche fait diversion

06/06/2013 – 22h05
PARIS (NOVOpress) –
La bagarre ayant opposé mercredi soir, près de la gare Saint-Lazare, un groupe d’extrême gauche et trois personnes présentées par les médias comme des « skinheads », durant laquelle Clément Méric (ci-dessus), un jeune gauchiste, a perdu la vie, fait l’objet d’une sidérante récupération politique. Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a dit aujourd’hui sa « totale détermination à éradiquer cette violence qui porte la marque de l’extrême droite ». La gauche saute sur l’occasion pour renouer avec ses poncifs idéologiques. Le Parti communiste retrouve ainsi une seconde jeunesse en insistant pour que « la haine et la violence fasciste » soient « combattues sans relâche ».

Une occasion rêvée pour jouer dans le registre de l’éternel retour de la « bête immonde ». Alexis Corbière, le secrétaire national du Parti de Gauche, évoque « l’horreur fasciste ». Clémentine Autain, membre de la coordination du Front de gauche, dénonce pour sa part « la banalisation des propos haineux, des propos racistes qui donne des ailes aux groupes d’extrême droite », alors que l’immigration et la mondialisation sont les vrais dangers qui menacent la société française. Même démagogie dans la bouche du député socialiste de la Nièvre, Christian Paul, qui s’émeut de « l’insoutenable barbarie des idées noires ».

L’exceptionnelle couverture médiatique du fait divers encourage tous les amalgames. Ainsi, l’homme d’affaires Pierre Bergé, qui n’a toujours pas digéré les immenses manifestations populaires contre le mariage homosexuel, appelle à « se mobiliser derrière Clément assassiné, faire descendre un million de personnes dans la rue, dire notre indignation et notre colère », allant même jusqu’à dire que les opposants au mariage gay ont favorisé cette agression !

Action Antifasciste Paris-Banlieue

Action Antifasciste Paris-Banlieue sur leur Facebook

Tous ces dérapages visent à transformer Clément Méric, membre du groupuscule Action antifasciste Paris banlieue (AAPB), en martyr gauchiste.

Pourtant, cette image pourrait ne pas cadrer avec la réalité. Le site tf1.fr explore la piste d’un groupe de gauchistes ayant porté les premiers coups. Ils pourraient avoir une lourde responsabilité dans le déclenchement des hostilités. Bref, l’exact déroulement des faits pourrait révéler un règlement de comptes politique tournant à la défaveur de militants d’extrême gauche venus pour en découdre.

Crédit photos : DR