Après les émeutes ethniques du Trocadéro : J.J. Urvoas vole au secours de Manuel Valls

Après les émeutes ethniques du Trocadéro : J.J. Urvoas vole au secours de Manuel Valls

19/05/2013 – 11H00
PARIS (NOVOpress Breizh) –
Suite aux émeutes ethniques consécutives à la victoire du PSG dans le championnat de France de football, qui ont ravagé le centre de Paris dimanche et lundi dernier, Jean-Jacques Urvoas (PS) (photo) s’est félicité de l’action de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur. En service commandé, le député du Finistère a dû monter d’urgence au créneau pour défendre l’hôte de la place Beauvau, à juste titre mis en cause dans une affaire qui illustre la faillite de la politique menée par le gouvernement en matière de sécurité et d’immigration.

Voitures brûlées, cafés saccagés, arrêt de bus détruits, magasins pillés : selon Le Monde – qui s’est bien gardé de préciser l’origine des émeutiers – « un paysage de désolation régnait lundi soir vers 21 heures, aux abords du Trocadéro, à Paris ». Ces émeutes, qui ont fait une trentaine de blessés, ont coûté, selon Le Figaro (15/05/2013), un million d’euros. Pour mémoire le coût sécuritaire annuel de l’immigration vient d’être estimé, selon une étude d’André Posokhow publiée sur le site Polémia, à 16 milliards d’euros.

Président de la commission des lois à l’Assemblée nationale, Jean-Jacques Urvoas s’est empressé de prendre la défense du ministre de l’Intérieur, responsable à ce titre du maintien de l’ordre. Sur i>Télé, le député du Finistère a estimé que « Manuel Valls a agi avec suffisamment de sang-froid face à ces incidents (sic) ».

« Nous rentrions effectivement de Lyon, il a été immédiatement informé par son directeur de cabinet et par le préfet de police de Paris de ce qu’il se passait. Il s’en est informé, il a demandé à avoir le plus d’informations possibles », a précisé celui qui est également secrétaire national du PS en charge de la sécurité. (…) Le ministre s’est simplement assuré que les forces de police qui avaient été mobilisées étaient suffisantes. C’était le cas, il y avait sept unités de CRS qui (…) étaient sur place. Quand la situation s’est tendue, bien normalement on a appelé des effectifs supplémentaires et quand nous sommes arrivés à 20h30, la situation était sous contrôle».

Le député socialiste a conclu en affirmant le plus sérieusement du monde que Manuel Valls est un « homme de devoir » et qu’« on peut plutôt se féliciter » de l’avoir comme ministre de l’Intérieur – la légère restriction (« plutôt ») émise par l’élu finistérien étant à mettre au compte de sa grande déception de ne pas avoir été nommé, lui « monsieur sécurité » du PS, place Beauvau : le rêve de sa vie.

Ce satisfecit – même nuancé – sera certainement partagé par les bandes ethniques qui viennent de s’illustrer au Trocadéro et qui règnent impunément dans des secteurs de plus en plus importants du territoire national. Pas sûr, par contre, que les opposants à la loi Taubira, violemment réprimés à la moindre occasion – aujourd’hui le simple port d’un tee-shirt de la Manif Pour Tous peut conduire au poste de police – soient du même avis.

Crédit photo : Ericwaltr via Wikimedia (cc).