Le pape François déçoit les médias : il défend l’embryon et canonise des martyrs de l’islam

Le pape François déçoit les médias : il défend l’embryon et canonise des martyrs de l’islam

Proche du peuple, simple, direct, finalement ce pape François avait tout pour plaire. Ca n’a pas duré longtemps. Coup sur coup il a pris à contre-pied la religion cathodique.

Sur l’avortement tout d’abord

Opposé à l’avortement, le pape François s’inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs en matière de mœurs. Dimanche, sur la place Saint-Pierre, le pape argentin a appelé solennellement les gouvernements à assurer “une garantie juridique de l’embryon”, “pour protéger tout Etre humain depuis le premier instant de son existence”.

Le pape François déçoit les médias : il défend l’embryon et canonise des martyrs de l’islam

Il saluait à Rome (photo ci-dessus), les participants d’une grande marche [rassemblant 30.000 personnes] (photos en Une) à l’appel d’organisations “pro-life”. Il a confirmé, à cette occasion, la tenue d’une grande rencontre au Vatican, mi-juin, sur le thème de la “sacralité de la vie”, à l’issue de laquelle il célébrera une messe. Sur le mariage gay, qui enflamme l’opinion en France et dans plusieurs autres pays, le pape ne s’est pas exprimé directement, mais il a laissé les médias du Vatican féliciter chaleureusement ses opposants. Il a célébré la famille et partage l’opinion de Benoît XVI en faveur du couple formé d’un homme et d’une femme.

Mais il y a pire !

Le pape serait-il islamophobe ? Non, bien sûr, quoique ses premières canonisations laissent rêveurs. Il a canonisé dimanche 800 martyrs qui avaient refusé en 1480 d’abjurer le christianisme pour se convertir à l’islam. Ces derniers avaient été décapités à Otrante (sud de l’Italie) sur ordre du commandant ottoman Gelik Acmet Pascia. L’épisode de la prise d’Otrante s’inscrit dans la tentative du sultan Mehmet II, le conquérant, après la chute de Constantinople en 1453, de contrôler l’île de Rhodes.

Le pape François déçoit les médias : il défend l’embryon et canonise des martyrs de l’islam

Martyr d’Antonio Primaldo et de ses compagnons

Le 13 août 1480, au lendemain du saccage d’Otrante par ses troupes, le commandant turc avait ordonné que tous les hommes survivants à partir de l’âge de quinze ans [les femmes et les enfants furent réduits en esclavage] soient conduits à son campement et obligés de renier leur religion. La réponse immédiate avait été donnée par le seul des 800 martyrs à être aujourd’hui connu, Antonio Primaldo, un modeste cordonnier. Il aurait déclaré au nom de tous ses compagnons: “Nous considérons Jésus-Christ comme notre seigneur et le vrai Dieu. Nous préférons plutôt mille fois mourir que de le renier et devenir turcs“.

La cause de ces martyrs de l’Église catholique sera tout d’abord instruite par le pape Clément XIV en 1711, qui les béatifia, puis elle s’endormit plusieurs siècles. Benoît XVI reconnut officiellement «le miracle» obtenu en 1981 par une religieuse de cette ville, sœur Francesca, atteinte d’un cancer à l’ovaire dont la «guérison inexpliquée» serait intervenue après avoir prié les reliques de ces martyrs. L’Église l’a reconnu comme tel en tout cas après une procédure rigoureuse qui implique une commission de sept médecins.

Pour les médias cependant pas d’amalgame

« Depuis son accession sur le siège de Pierre, le Pape argentin n’a cessé au contraire de tendre la main au monde musulman. Son message se situant à l’opposé d’une célébration de martyrs chrétiens ayant péri sous le joug musulman. » Mais si ce n’est pas ça, cela malgré tout y ressemble. Le Pape François hérite donc d’une canonisation de masse qui serait embarrassante, mais n’a rien fait pour que le dossier s’endorme.

Pour François, c’est la fin en tout cas de l’état de grâce médiatique, il n’est plus en odeur de sainteté.

Jean Ansar, le 13/05/2013

Source : Metamag.

Crédit images en Une et d’Antonio Primaldo : DR. Crédit image du Pape : copie d’écran d’une vidéo sur YouTube.