Bientôt un statut officiel de maîtresse du chef de l'Etat ?

Bientôt un statut officiel de maîtresse du chef de l’État ?

Photo ci-dessus : Madame Trierweiler à l’Élysée.

06/05/2013 – 16h20
PARIS (NOVOpress) – Depuis environ un an, une étrange femme, que l’on peut qualifier d’intrus, ne cesse d’être aux côtés de notre bien-aimé chef de l’État, François Hollande. Cette femme, sortie de l’ombre il y a un an, est la très populaire Valérie Trierweiler, qui partage la vie du président de la République (en ce moment en tout cas), et peut ainsi être qualifiée de maîtresse. Jusque-là pas de problème. Les chefs de l’État en France ont toujours eu la liberté de vivre leur vie privée comme ils le souhaitaient, et personne n’y trouvait à redire (sauf bien sûr la morale chrétienne) : ceci est de l’ordre du privé, et ne regarde en rien les affaires publiques de l’État.

Sauf quand la première concubine a des prétentions qui outrepassent largement sa position, et que sans se contenter de partager la vie du premier homme de France, elle souhaite un statut officiel, et s’autoproclame première dame. Vous me direz : il ne s’agit là que de vanité personnelle, et cela pourrait concerner une rubrique de presse à scandale, mais encore une fois, rien à voir avec les affaires de l’État.

Sauf encore une fois quand cette vanité personnelle devient affaire publique, et que l’autoproclamée première Dame de France joint à ce titre pompeux tous les avantages de l’épouse légitime du président de la République française, au point de coûter au terme du quinquennat plus d’un million d’euros au contribuable ! Dans ce cas-là, oui, cela devient une affaire d’État.

Et Guillaume Larrivé, député UMP qui s’est emparé de l’affaire, demande au gouvernement une clarification sur le statut de Valérie Trierweiler. Face à ces questions, on a répondu que la première Dame précédente coûtait davantage. Certes, mais Carla Bruni était liée à l’ancien président de la République par des liens juridiques : ceux du mariage, vous savez ce fameux contrat qui fait tant de bruit en ce moment et pour lequel François Hollande est prêt à risquer sa place de chef de l’État ?

Guillaume Larrivé souhaite donc que le gouvernement établisse un “statut normatif” de celle qui ne fait que partager la vie du chef de l’État sans autre lien juridique, puisque cette situation ne s’est encore jamais vue en France. Si ce “statut normatif” est en définitive bel et bien établi, on pourra espérer que pour les autres Français le simple fait de coucher avec une personne compose en soi un lien juridique, aussi fort d’ailleurs que le contrat de mariage (puisque d’autre part Valérie est mariée). Vous imaginez un peu les complications dans la vie des Français !

Marie Vermande

Crédit photo : Cyclotron via Wikipédia (cc)