Le « bloddy Saturday » de Glain n’a pas eu lieu

Le « bloody Saturday » de Glain n’a pas eu lieu

18/04/2013 – 10h00
LIÈGE (NOVOpress) —
« N’en déplaise aux xénophobes d’extrême-droite qui ont fait de l’islamophobie un fond de commerce, la plus grande mosquée de Wallonie sera construite à Glain dès 2013 incha’Allah. Le permis d’urbanisme prévoit un terrain d’environ 11.000 m2 qui accueillera le bâtiment principal de la mosquée, une bibliothèque, une cafétéria, plusieurs locaux et un minaret. Les travaux devraient débuter au printemps 2013 et durer environ deux ans. La mosquée pourra accueillir jusqu’à 1000 fidèles. » (2). C’est en ces termes que le site du JDM – Journal du Musulman – s’est félicité de la construction prochaine, à Glain, un quartier de la ville de Liège, de ce qui doit devenir la plus grande mosquée de Wallonie (Belgique).

Une grande mosquée aux allures pharaoniques (1er projet)

Un premier projet de construction d’une grande mosquée à Glain (un quartier de la ville de Liège, en Belgique), datant de 2004 et absolument pharaonique, est déposé en 2008 par la branche belge de la Diyanet (département des affaires religieuses en Turquie). Il s’agissait de bâtir sur un terrain situé dans les parages de la rue des Hotteuses et de la rue Emile Vandervelde, la toute nouvelle mosquée de la Fondation religieuse islamique turque, qui devait s’étendre sur une superficie de 1800 m² au sol, sur deux étages, et être dotée d’une coupole de 18 m de haut et de deux minarets hauts de 30 m (3). Outre ses dimensions gigantesques, son style architectural orientalisant ne permettait pas son intégration dans l’environnement urbain de ce quartier. Mieux encore, il était prévu, à l’origine, d’organiser des appels à la prière à partir du minaret ! Inutile de dire que ce projet se heurta au rejet des riverains qui introduisirent une trentaine de réclamations officielles. De plus, comment justifier la construction d’un pareil édifice, capable d’accueillir des milliers de personnes, alors que la communauté turque locale ne compte pas plus de 300 à 400 fidèles ? Ce premier projet risquait donc de drainer énormément de gens dans ce quartier plutôt retiré.

Le projet de mosquée, quoique réduit, est maintenu (2ème projet)

Sous la pression des riverains, le premier projet allait donc devoir être revu et corrigé. Dans le cadre du nouveau projet, « l’élément central reste un bâtiment carré de 15m de haut surmonté d’une coupole –la mosquée proprement dite- augmenté d’espaces adjacents de faible gabarit qui sont autant de « salles culturelles » servant à augmenter la taille du lieu de prière lors des grandes fêtes. Quotidiennement, il est prévu que la mosquée accueille une cinquantaine de personnes. Ce nombre monte à 200 pour le jour de prière du vendredi et à 1200 lors des grandes fêtes turques. Dans ce cas il est prévu d’organiser un système de navettes vu la taille relative (35 places) du parking prévu dans le projet. A côté des bâtiments blancs, le bureau Blondel a prévu un minaret de 21 m de haut qui prend place dans un vaste « jardin bleu », de tradition ottomane, ouvert au public. Réalisé à partir de tôles d’acier perforées et ressemblant à une cheminée d’usine, le minaret se veut à la fois l’élément phare de la mosquée mais également le « témoin de l’implication de la main-d’œuvre turque dans la sidérurgie liégeoise »… (4) « Elément phare », les termes ne sont point galvaudés puisque si le minaret ne pourra accueillir le muezzin préposé aux cinq appels quotidiens à la prière, il a été « imaginé un concept pour qu’il s’éclaire automatiquement », précise Mehmet Aydogdu, conseiller communal liégeois (5). Les travaux devraient s’étaler sur environ deux ans, à partir du printemps 2013. Certaines personnes, toutefois, s’interrogent. Ainsi Myriam Grandjean qui s’étonne du soudain intérêt des promoteurs pour « un quartier longtemps laissé pour compte qui est subitement devenu attractif » et s’inquiète du sort qui va lui être réservé (3). Ou encore le conseiller libéral Michel Peters qui « regrette fortement que la Ville de Liège n’ait, à ce jour, pris aucune initiative pour évaluer l’impact de la construction de la mosquée (et de sa fréquentation) sur la circulation d’un quartier déjà très vite saturé. La question est d’autant plus aiguë qu’un projet de 250 logements est à l’étude sur l’ancien charbonnage Espérance-Bonne Fortune. » (4) Mais le permis d’urbanisme pour la construction de la mosquée a depuis été délivré.

La manifestation de la NWA contre la mosquée interdite par le bourgmestre de Liège

Mais tout le monde, à Liège, n’est pas satisfait de cette évolution et d’aucuns s’étonnent de cet avis favorable à la construction de la grande mosquée turque à cet endroit. C’est afin de protester contre cette décision qu’un nouveau parti s’intégrant dans la « mouvance patriotique » de Belgique francophone et nommé Nouvelle Wallonie Alternative (NWA), avait décidé d’organiser une manifestation à Glain, dans le quartier où doit être édifiée la mosquée. Pour ce faire, la NWA, présidée par M. Philippe Duquenne, avait introduit, à la fin du mois de février 2013, une demande pour organiser une « manifestation contre la plus grande mosquée de Wallonie », le samedi 30 mars, à 13h30. Mais le mardi 26 mars, le bourgmestre socialiste de Liège, Willy Demeyer, prenait la décision d’interdire la manifestation, faisant valoir que le délai d’introduction de la demande n’avait pas été respecté, qu’une autre manifestation, pour l’emploi, était organisée le même jour à l’initiative des syndicats et qu’il existait des risques de contre-manifestation, au niveau de la communauté musulmane mais aussi des groupes d’extrême-gauche (6).

Manif de Glain : un goût de Berezina

Comment la NWA allait-elle réagir ? Immédiatement, Philippe Duquenne me fit savoir qu’il avait néanmoins l’intention de se rendre sur les lieux, au risque de se faire arrêter. Je lui confirmai que nous serions, nous aussi, présents, le samedi 30 mars, pour couvrir l’événement, comme prévu. Mais pris d’un doute, j’entrepris de reconnaître, via Google, le terrain sur lequel il était prévu de crapahuter, terrain dans lequel je reconnus bien vite une superbe souricière. La rue des Hotteuses est une artère étroite bordée d’un côté par une suite de palissades, voire de hauts murs de briques infranchissables. Au-delà, des broussailles en tous genres. De l’autre côté, des petites maisons ouvrières collées les unes à côté des autres, avec, au-delà de la Cité des Moulins, deux artères qui s’étendent de la rue des Hotteuses vers le tronçon de la rue Emile Vandervelde compris entre la Cité des Moulins et un petit tunnel permettant de franchir le réseau routier tout proche. Pas question pour nous de mettre un pied dans un tel piège, du moins sans autorisation policière. Partis de Bruxelles-Central, nous débarquons à la gare de Liège Guillemins où une voiture d’un militant de la NWA viendra nous prendre. Nouvelle rassurante : il n’est plus question de nous rassembler dans la souricière de la rue des Hotteuses, mais à un autre endroit de Glain. Et c’est donc sur un parking de grande surface, perdu au milieu de nulle part que nous faisons la jonction avec la petite dizaine d’autres personnes qui, avec nous, constitueraient ce jour les seules maigres troupes. Peur de l’arrestation ou de l’affrontement, les militants n’ont pas suivi. Les riverains non plus d’ailleurs : ont-ils finalement accepté le second projet de mosquée ? Crainte de conflits de voisinage ? Envie de sourire, voire de rire, de trouver dans la dérision ou dans l’autodérision un antidote à l’amertume. Surviennent deux pandores en civil, un homme et une femme. Voilà notre troupe interpellée sur un parking de Glain. Rencontre improbable et pourtant… « Avez-vous l’intention de manifester quand même ? » Dénégations de Philippe Duquenne : on reste là un moment et puis on se replie dans un café, et on s’arrête là. Longue discussion entre les responsables et lesdits pandores. Ca n’en finit pas. On tape du pied. Images de films poelvoordiens, Les convoyeurs attendent version patriotisme militant. Soudain ça bouge. Enfin. Il semble que nous ayons obtenu l’autorisation de remonter la rue des Hotteuses en voiture et de passer symboliquement devant le futur site de la mosquée avant de nous replier sur Grivegnée, un autre quartier de Liège où nous irons prendre un pot. Ainsi faisons-nous l’aller, puis le retour. Regards hostiles. Un « comité d’accueil » composé de quelques personnes hostiles se tient sur un coin, à l’endroit précis où ils auraient pu nous bloquer, si nous nous étions inconsidérément engagés dans la souricière des Hotteuses. Qui sont-ils ? Militants d’extrême-gauche ou musulmans défenseurs de la mosquée ? Nous ne le saurons pas. La police, elle, est omniprésente. Nous rallions donc un café de Grivegnée où nous discuterons deux heures avec Philippe Duquenne et les quelques militants de la NWA présents. Il n’y aura pas eu de « Bloody Saturday » à Glain, ce samedi 30 mars, et l’on ne peut que s’en féliciter. Mais bientôt se dressera à Liège la plus grande mosquée de toute la Wallonie.

Édouard Tressalec, pour Novopress

(1) Référence quelque peu sarcastique et amère aux divers « Bloody Sunday » qui désignent plusieurs « dimanches sanglants » de l’histoire irlandaise, dont celui du  30 janvier 1972, à Derry (Ulster), au cours duquel 14 manifestants pacifiques avaient été tués par l’armée britannique.

(2) « La plus grande mosquée de Wallonie sera construite à Glain », 27 mars 2013.

(3) « Le débat enfle autour des minarets », Bruno Boutsen, lalibre.be, 16/09/2008.

(4) « Une mosquée turque à Glain », Philippe Bodeux, lesoir.be, 15/04/2011.

(5) « La plus grande mosquée de Wallonie sera construite à Liège dès 2013 », lameuse.be, 19 juin 2012.

(6) « Manifestation « anti-mosquée » interdite à Glain », Belga/l’avenir.net, 26/03/2013


Entretien avec Philippe Duquenne, président de la Nouvelle Wallonie Alternative (NWA)

Philippe Duquenne, président de la Nouvelle Wallonie Alternative (NWA). Crédit : Novopress (cc)

Entretien avec Philippe Duquenne, président de la Nouvelle Wallonie Alternative (NWA)

M. Duquenne, vous êtes aujourd’hui le président d’un parti politique de Belgique francophone nommé Nouvelle Wallonie Alternative (NWA). Vous avez appartenu auparavant à la mouvance frontiste belge. Pourriez-vous nous dire quelques mots sur votre parcours politique ?

J’ai d’abord appartenu au MR (Mouvement Réformateur, libéral ; ndr : équivalent de l’UMP). J’ai rejoint par la suite le Front National [belge, ndlr] (FN) et me suis présenté aux élections communales de 2006 sur la liste FN de Mons. Je fus alors élu conseiller communal. Peu avant son décès, le président de notre parti, Charles Pire (1941-2012) me demanda de redynamiser la section FN de Charleroi. Suite à la disparition de M. Pire, j’assumerai la présidence (faisant fonction) du FN jusqu’à ce que, sous l’injonction de Marine Le Pen, nous nous trouvions dans l’obligation d’abandonner le sigle et le logo (flamme noire, jaune, rouge) du parti. Suite à la dissolution du FN, nous avons décidé, avec quelques camarades, de créer un nouveau parti : la Nouvelle Wallonie Alternative (NWA). Et je tiens aujourd’hui à dissocier ce nouveau mouvement de la défunte mouvance frontiste. La NWA, qui est aujourd’hui rejointe par de très nombreux membres, planche sur nombre de projets tels que le social, l’avenir, la sécurité, la formation, une immigration mesurée apportant une plus value, la lutte contre une islamisation envahissante qui se développe à travers notre pays et dans toute l’Europe.

La NWA semble s’imposer aujourd’hui comme la principale héritière de la mouvance frontiste belge et s’inscrit donc clairement dans un courant que l’on peut qualifier de patriotique. Que répondez-vous à ceux qui accusent votre parti d’extrémisme ou de racisme ? Pourriez-vous nous faire part des grandes lignes du programme de votre parti ?

Certes, quelques personnes de notre mouvement ont effectivement appartenu à la défunte mouvance frontiste, mais nous refusons toute forme de caricature et désirons affirmer notre identité sur base des principes suivants :

  • maintien inconditionnel de la séparation des pouvoirs ;
  • maintien de nos us multiséculaires (sans distinction philosophique particulière) que l’on voit par trop souvent critiqués et stigmatisés aujourd’hui sur base de détails alimentaires, vestimentaires et, plus généralement, identitaires ;
  • maintien d’une véritable politique de développement sur base de plusieurs principes incluant notamment une formation à l’emploi établie sur le long terme. Nous entendons que dans ce domaine soit mis en place un projet véritablement porteur et prometteur, avec obligation de résultats, contrairement à ce qui est aujourd’hui, alors que prévalent l’incompétence et l’inefficacité. Nous sommes favorables à la nomination de technocrates, de spécialistes, d’experts véritables, afin d’empêcher de voir un pharmacien diriger la politique financière et un avocat décider de la politique agricole !
  • application totale des lois votées, pour rappel, démocratiquement ;
  • respect de nos institutions ;
  • instauration d’une loi imposant équitablement les sociétés ou, plus précisément, sur base de leurs bénéfices déclarés. Certaines taxations sont aujourd’hui ridicules par rapport à celles appliquées aux travailleurs ;
  • application d’une véritable politique sociale incluant l’idée de valorisation du travail de nos aînés ;
  • fixation d’une pension minimale viable sans différence entre les ouvriers, les employés, les fonctionnaires et les indépendants ;
  • suppression des allocations familiales payées pour des enfants qui ne vivent pas en Belgique ou/et qui n’y sont pas scolarisés ;
  • pour le reste, je ne peux que vous conseiller de lire notre manifeste sur : www.lanwa.be !
Nouvelle Wallonie Alternative (NWA)Nouvelle Wallonie Alternative (NWA)

Nouvelle Wallonie Alternative (NWA). Crédit : Novopress (cc)

Récemment, le leader du parti « Islam », Redouane Ahrouch, s’est prononcé en faveur de la transformation de la Belgique en un Etat islamique (*). A cette volonté affichée d’islamisation de la Belgique proférée, notamment, par des élus islamistes, que répondez-vous ?

Rappelons, une fois de plus, que la présence du parti ISLAM sur la scène politique n’a été rendue possible que par les ouvertures électorales qui lui ont été faites par les partis traditionnels, au premier rang desquels on compte le PS, tout puissant en Wallonie et à Bruxelles. Ces partis sont en recherche constante d’un nouvel électorat  Et nous voyons cette tendance s’affirmer sur l’ensemble du territoire européen du fait du laxisme des autorités nationales. Ainsi nous interrogeons-nous sur l’intervention militaire française au Mali, un pays musulman situé à plusieurs milliers de kilomètres de la métropole, alors que, sur notre territoire, nombre d’adeptes de cette religion s’autorisent bien des libertés, parmi lesquelles je citerai :

  • l’envahissement de l’espace public pour leurs prières ;
  • la volonté d’imposer une cuisine particulière incluant des abattages qui ne respectent pas nos lois européennes ;
  • la volonté d’imposer certaines manières vestimentaires ;
  • la stigmatisation de la femme, comme le montre, par exemple, l’accueil glacé réservé au Maroc à la ministre belge de la Justice.

Il est prévu de construire prochainement à Glain, un quartier de Liège, une grande mosquée turque. Une fois construite, cette mosquée constituerait, dit-on, le plus grand édifice de ce genre en Wallonie. Pourriez-vous nous en dire plus sur ce projet de mosquée et sur l’attitude des autorités communales liégeoises dans ce dossier ?

Nous sommes pour le moins interloqués par cette décision favorable à la construction de cet édifice, alors que l’étude urbanistique réalisée auparavant, et à laquelle fut consacrée une année entière, ne prévoyait aucunement une quelconque construction à cet endroit. En outre, le terrain choisi ne répond pas aux conditions de sécurité les plus élémentaires telles qu’elles sont définies par les lois en vigueur sur l’assainissement du sol. Pour rappel, le sol en question fait partie d’un ancien terrain ayant accueilli des industries polluantes. Mais une fois de plus, la NWA ne peut conclure qu’à des manœuvres visant à charmer un nouvel électorat, jeu largement pratiqué par les quatre partis autoproclamés « démocratiques ». Et force est de constater le déni de reconnaissance de la NWA, alors que d’autres petits partis et groupuscules bénéficient, eux, de la grâce médiatique.

Ce samedi 30 mars 2013, la NWA avait décidé de manifester pacifiquement mais fermement, à Glain, afin d’exprimer son opposition au projet de construction de mosquée. Bien que la police locale apparaissait parfaitement capable de gérer cette situation, le bourgmestre (PS) de Liège, Willy Demeyer, a pris la décision d’interdire la manifestation. Quel témoignage souhaitez-vous apporter sur le déroulement de cette journée ?

Nous ne sommes pas indignés par cette décision, laquelle corrobore nos analyses précédentes. Nous représentons une opposition à l’islamisation de notre culture. Si le PS avait autorisé la manifestation, nous aurions été 400. Cette mosquée est prévue pour 5000 personnes et les socialistes nous ont prouvé par le passé qu’ils savaient très bien compter quand cela leur convenait… Croyez-vous souhaitable que nos femmes soient considérées comme un simple objet de reproduction, ne puisse accéder à aucune formation et soient, en outre, soumises à la vindicte de leur époux et maître ? Voulons-nous d’une alimentation issue de la maltraitance animale et excluant la viande porcine ? Il y a peu, « Sharia 4 Belgium » nous invitait à nous convertir ou à nous exiler ! Nous aimons rappeler aux adeptes de cette religion que c’est dans nos pays qu’ils ont trouvé la liberté d’expression, une instruction de qualité et l’aide sociale. Pourquoi essayer de nous imposer une manière de vivre qu’ils ont fuie en quittant leur pays d’origine ?

La NWA a vraisemblablement l’intention de se présenter aux élections législatives, régionales et européennes de 2014, et ce tant dans les arrondissements wallons qu’à Bruxelles. Cela semble un défi bien difficile à relever pour une petite formation ne bénéficiant pratiquement d’aucune couverture médiatique. Selon vous, quels sont les principaux atouts qui vous permettront d’atteindre cet objectif ? Et comment pensez-vous que le sigle, finalement très wallon, de « NWA », sera perçu par les électeurs bruxellois ?

Certes, choisir de se présenter devant l’électeur constitue un défi. Mais comment ne pas le relever lorsque toute la politique menée actuellement œuvre en faveur de la destruction totale et définitive de notre identité ? Nous voyons notre culture disparaître, nos industries fuir vers des cieux plus cléments, et si rien ne change, et vite, nous serons, nous, les prochains immigrants, notre peuple devra chercher ailleurs la réussite et la prospérité. Nous avons conscience que pour gagner les électeurs à notre cause, ceux-ci devraient se sentir touchés jusque dans leur chair. Trop de personnes votent par habitude, comme papa, sans analyser les programmes qu’on leur propose. C’est cette attitude qui permet à nos politiciens de garder leurs postes, sans réelles compétences. Et pire encore, de passer des Soins de santé à l’Intérieur, des Finances aux Affaires étrangères, etc., comme s’ils étaient omniscients ! Et pendant ce temps, supportant le poids de tant d’incompétence, le pays continue à sombrer, à se dégrader. Mais il y a aussi l’Europe unie, cette idée merveilleuse qui en 50 ans n’est hélas pas encore parvenu à réaliser une unification qui devrait être totale, réelle, et sans laquelle rien n’est réalisable. Nous voulons l’unité monétaire, sociale, fiscale, politique, agricole, nous voulons une Europe protectionniste, en un mot, une Europe prenant pour modèle le colbertisme. Pour ce qui est de Bruxelles, je tiens à souligner que la NWA s’y présentera sous le sigle NAB, Nouvelle Alternative Bruxelloise.    

Au cas où il ne serait pas possible à la NWA de se présenter seule aux élections de 2014, pourriez-vous envisager des alliances, voire la constitution d’un cartel avec d’autres formations relevant de la mouvance patriotique ?

Nous ne sommes pas demandeurs, mais ouverts sous conditions. Nous n’avons pas l’humeur versatile et les personnes de notre parti détiennent de réelles compétences. En outre, toutes nos interventions sont mesurées. Vous ne verrez jamais la NWA se livrer à des démonstrations belliqueuses, contrairement à certains groupuscules dont la violence relève, selon nous, de l’inutilité et de la plus abyssale sottise. La NWA se veut, elle, respectueuse des lois et des forces de l’ordre.

(*) « Il faut d’abord sensibiliser les gens en douceur et leur faire comprendre l’avantage d’avoir des dirigeants et des lois islamiques pour aboutir pourquoi pas tout naturellement à un Etat islamique en Belgique. (…) Je suis pour la Charia. C’est un combat de longue haleine qui prendra des décennies voire un siècle mais le mouvement est lancé. » (« Le parti « Islam » espère que la Belgique deviendra un jour un état islamique », www.rtbf.be, I.L. avec Laurence Brecx, 29/10/2012