Entretien exclusif avec Marine Le Pen [vidéo]

16/04/2013 – 10h00
PARIS (NOVOpress) –
Crise institutionnelle, affaire Cahuzac, Europe, municipales 2014 … jeudi 11 avril, Marine Le Pen, présidente du Front national, a accordé un entretien exclusif à Novopress.

Revenant sur l’affaire Cahuzac, elle indique : « Ce qui est scandaleux est que ceux qui ont été condamnés continuent à exercer des responsabilités : Ayrault, Désir, Juppé, etc. » « Pour sortir de la crise par le haut et crever l’abcès, il faut dissoudre l’Assemblée ».

Pour Marine Le Pen, la transparence des ministres, « ce n’est pas une preuve de probité, mais de nullité. Je ne leur confierais pas la direction de la France. Il ne faut pas s’étonner que l’on ait 1.800 milliards d’euros de dette ». Quant à l’évasion fiscale, « il faut rétablir les frontières ».

Elle dénonce ensuite « le cynisme de l’UMP » quant au cadre actuel du référendum d’initiative populaire, encadré par le Parlement. Et le référendum sur la moralisation est « une vaste blague ».

Puis, elle fait une différence entre l’Union européenne (UE) et l’Europe et établit un parallèle entre l’UE et l’URSS. Sa démarche s’établit de plus dans « un cadre alter-européen ». Et son travail au sein de l’Alliance européenne pour la liberté vise à reconstruire l’Europe, rappelant ce slogan : « Europe d’accord, France d’abord ». Elle souhaite un partenariat accru avec la Russie.

Quant aux municipales, il s’agit d’un « enjeu essentiel » car « les Français ont besoin de nous connaître au quotidien », et c’est une « formation fantastique » pour les militants du Front national « car conseiller municipal d’opposition est le mandat le plus dur », « lorsqu’on l’a été, on peut tout être ». Elle n’envisage pas « ne pas gagner l’élection municipale d’Hénin-Beaumont ». Au sujet du RBM et des listes municipales pour 2014, tout est possible avec des UMP, des divers droite ou des divers gauche, « candidats de bonne foi », en fonction d’une charte qui va être mise en place tournant autour du gel des impôts et de l’arrêt des subventions communautaristes. Cette logique peut s’appliquer aussi aux autres membres du camp antimondialiste : « On peut avoir des désaccords profonds au niveau national et européen – comme avec les Identitaires – et avoir une plateforme électorale aux municipales », car « on ne se pose pas la question de l’Europe dans les municipalités ».

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