Offshore Leaks : un scandale aux multiples facettes

Offshore Leaks : un scandale aux multiples facettes

Photo ci-dessus : le Capitole de l’état du Delaware aux Etats-Unis.

14/04/2013 – 17H00
PARIS (NOVOpress/Kiosque courtois)
– Il y a 15 mois, un paquet arrive sur le bureau du journaliste australien Gerard Ryle, il contient un disque dur plein d’informations sur différentes sociétés offshores. C’est en tout deux millions et demi de documents en vrac qui sont extraits du disque dur. Une grande enquête journalistique internationale s’engage alors. Les noms de quelque cent trente Français apparaissent dans ces fichiers, dont Jean‑Jacques Augier, trésorier de campagne de François Hollande, et propriétaire du mensuel homosexuel Têtu, qu’il a racheté pour l’euro symbolique au milliardaire Pierre Bergé, par ailleurs propriétaire du Monde. Une nouvelle tâche sur la cravate immaculée de notre président normal ?…

Pourquoi ce scandale éclate‑t‑il maintenant ? Pourquoi ces 120.000 sociétés offshore et non pas les 700.000 autres, bien plus opaques, présentes dans trois Etats américains (1) ? Autant de questions qui restent pour l’instant sans réponse.

(1) Le Delaware, petit état de la côte Est des Etats-Unis, est par exemple classé par l’ONG “Tax Justice Network” “(Réseau international pour la justice fiscale”) comme étant le plus important paradis fiscal au monde.

Crédit photo : Joshua Daniel Franklin, via Wikipédia, domaine public.