Angela Davis fait son cinéma

Angela Davis fait son cinéma

04/04/2013 – 18h00
NEW YORK (NOVOpress) – Après avoir été chantée par The Rolling Stones en 1972 et plus récemment par Yannick Noah, Angela Davis est actuellement portée à l’écran par Shola Lynch avec son documentaire Free Angela and All Political Prisoners (affiche ci-dessus). Pour Le Monde.fr, il s’agit d’« un exercice de vulgarisation hagiographique, visiblement destiné aux jeunes générations » . Bref, un film dogmatique à la gloire de cette militante communiste médiatique des années 1970 aux Etats-Unis.

Pas question pour Shola Lynch d’égratigner l’icône. Pourtant, Angela Davis méritait une enquête sans complaisance sur ses positions proches du Black Panther Party, mouvement afro-américain fondé en 1966, imprégné de racisme anti-blanc. Angela Davis, qui a été accusée de meurtre, kidnapping et conspiration par la justice américaine, n’est guère plus sympathique pour avoir soutenu fidèlement les dictatures communistes d’hier et d’aujourd’hui : URSS, RDA, Cuba, Vietnam…

Militante lesbienne, Angela correspond en fait aux canons actuellement en vigueur au cœur de la gauche bien pensante. Icône de l’antiracisme moderne (traduction : de tous ceux qui prônent le multiculturalisme à des fins idéologiques et économiques), mais aussi pionnière du politiquement correct, terreau sémantique du terrorisme intellectuel de gauche, Angela Davis est devenue une grande prêtresse de la mondialisation.

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