Démantèlement de l'armée française

Démantèlement de l’armée française

27/03/2013 – 20h30
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – Des coupes sur le budget militaire sur la période 2014‑2019 ont été présentées hier au conseil de défense de l’Elysée, entérinant le déclassement militaire de la France. Ainsi, l’opération actuelle au Mali ne serait plus possible dans cinq ans.

Voici comment on en est arrivé là :

L’Etat doit ramener le déficit budgétaire sous la barre des 3% du PIB, aussi le gouvernement choisit de faire passer la cure d’austérité sur l’armée. Rappelons qu’elle a déjà subi un régime impitoyable au temps du président Sarkozy. Appliquées telles quelles, les propositions continuent d’amputer terriblement la défense nationale. Le budget passe en dessous du seuil de 1,3% du PIB, très en deçà des 2% demandés par l’OTAN pour maintenir les capacités de l’Alliance. Le nombre d’hélicoptères, de Rafales, de blindés, et d’effectifs diminue de facto considérablement. Le scénario‑catastrophe évoqué par le député UMP Christophe Guillotteau décrit 50.000 personnels en moins, plus aucun char lourd, zéro porte-avions, quatre sous‑marins nucléaires d’attaque, 140 avions de combat contre 300 aujourd’hui.

Quelles en sont les conséquences ?

La France abandonne son rang de puissance militaire, se plaçant alors sous le parapluie américain. Cependant, les menaces ne diminuent pas pour autant, et si la Grande‑Bretagne suit le même chemin, la Russie, la Chine ou le Brésil augmentent quant à eux leur effort de défense. D’autre part, l’emploi se ressentira tout autant que le savoir‑faire technologique alors même que l’armée avait réussi à devenir un service public efficace, voire pour certains un modèle de formation professionnelle et d’intégration.

Peut‑on rêver à une solution ?

Il y en a deux. Soit que l’Union européenne ne prenne pas en compte les dépenses militaires dans les restrictions budgétaires, soit que le Président choisisse de ne pas toucher à la défense. Tout en menant une politique d’économies efficaces.

Photo : char Leclerc. Crédit photo : Daniel Steger, via Wikipédia (cc).