Les archipels écossais vont-ils réclamer leur indépendance ?

Les archipels écossais vont-ils réclamer leur indépendance ?

Le port de Lerwick, capitale des Shetlands.
Crédit photo : Robbie via Wikimedia (cc)

20/03/2013 – 14h00
Édimbourg (NOVOpress Breizh) –
Les îles écossaises veulent profiter du référendum de 2014 sur l’indépendance pour obtenir un statut de relative autonomie.

Une fois l’Écosse indépendante, pourquoi s’arrêter en si bonne voie ? Telle sera la question mise sur la table lundi prochain (25 mars) lors d’une réunion des convenors (coordinateurs) des Shetlands, des Orcades et des Îles occidentales écossaises. Si le « oui » l’emporte au référendum de l’an prochain, les principales îles écossaises pourraient réclamer un statut de semi-autonomie rappelant celui de l’île de Man, des îles anglo-normandes ou des Malouines, dépendances de la Couronne britannique, ou celui des Féroé, îles danoises voisines des Shetlands.

« À quoi bon enlever le pouvoir à Westminster s’il doit stopper à Holyrood ? », interroge Malcolm Bell, convenor des îles Shetland. De celles-ci, les distances sont telles qu’Édimbourg paraît presque aussi lointain que Londres. Dans les années 1970 déjà, alors que le Scottish National Party connaissait ses premiers succès électoraux, un Shetland Movement avait vu le jour. Lui aussi revendiquait une meilleure part des recettes pétrolières de la mer du Nord. Aujourd’hui, outre le pétrole et le gaz, les trois archipels comptent aussi sur le développement des énergies éolienne et marémotrice.

En cas de victoire du oui, les dirigeants des îles craignent paradoxalement une… centralisation des pouvoirs à Édimbourg. L’aimable diversité actuelle des statuts hérités des traditions britanniques pourrait être balayée par un désir de rationalisation administrative. Ils précisent cependant qu’ils ne veulent pas interférer avec le référendum : apolitique, leur revendication vise seulement à s’assurer un confortable degré de liberté.