Comment les lobbys se gavent pendant qu’on trinque – Faire des économies ? Chiche !

Comment les lobbys se gavent pendant qu’on trinque – Faire des économies ? Chiche !

Photo ci-dessus : Champagne ! L’association Jeudi noir défile pour obtenir le logement d’immigrés illégaux. Du bon usage des subventions d’Etat…

Le gouvernement annonçait la semaine dernière qu’il lui fallait « trouver » 6 milliards pour faire face aux échéances de 2 013. Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, a élégamment annoncé qu’il irait carrément les chercher dans nos poches. Et s’il se tournait plutôt vers ses copains du monde associatif ?

C’est la lettre d’information « Economie matin » qui le dit: 73 % des Français se déclarent « mécontents » de la politique économique et sociale du gouvernement de Jean- Marc Ayrault.

Analysant un sondage Tilder/Opinionway paru le 28 février, notre confrère précise: « Ces chiffres sur la politique économique et sociale du gouvernement sont en cohérence avec les derniers sondages de popularité qui, eux aussi, marquent un fort recul de l’exécutif dans l’opinion ». L’enseignement à en tirer coule de source: crise oblige, « l’économique et le social constituent plus que jamais la grille de lecture et d’évaluation de l’opinion » pour juger le gouvernement.

Cette tendance générale – et ce récent « score » de 73 % de mécontentement en particulier –, indiquent surtout que François Hollande et son équipe ont visiblement commis une grave erreur en choisissant de pénaliser les familles et les classes moyennes « normales » (voir « Minute » n° 2604) pour réaliser des économies.

Sans doute le gouvernement socialiste eut-il été mieux inspiré en privilégiant le bien commun, plutôt que les intérêts particuliers des niches électorales de la gauche.

Comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, « Minute » lance, à partir de ce numéro, plusieurs pistes raisonnables pour aider notre cher gouvernement à retrouver le droit chemin. Nous commençons avec un dossier consacré à la masse des subventions accordées à des associations loin d’être toujours méritantes… Car il devient urgent de fermer le robinet à fric pour une multitude d’organisations inutiles, re présentant autant de lobbys néfastes et ne vivant pratiquement que de l’argent public. Autrement dit, du nôtre.

 

Qui profite de l’argent de nos impôts ?

Chaque année, en annexe du projet de loi de Finances (PLF), est publié un document budgétaire appelé « le Jaune des associations » qui récapitule de manière détaillée, ministère par ministère, « l’effort financier de l’Etat en faveur des associations ».

En 2013, les trois volumes du « jaune » totalisent plus de 1300 pages relevant, en tous petits caractères, la multitude des bénéficiaires de l’argent public pour l’année 2011 (ce qui, au passage, révèle que les députés prennent connaissance de cet arrosage associatif avec un décalage de deux ans).

On découvre notamment que le budget du secteur associatif s’est élevé à plus de 70 milliards d’euros, dont près de la moitié (34,3 milliards) provenant de source publique, soit, selon Benoîte Taffin, porte-parole de Contribuables associés« pratiquement ce que l’Etat consacre au budget de la Défense! » Les financements publics proviennent d’abord des communes, puis de l’Etat, des départements et des organismes sociaux. Les subventions des régions, ces dernières années, enregistrent la plus forte hausse.

Ce qui saute aux yeux, c’est la mise en coupe réglée du fromage des subventions d’Etat, puisque, si 80 % des associations ne reçoivent aucune subvention, « 7 % des associations reçoivent à elles seules 70 % des subventions publiques », souligne Benoîte Taffin.

Plus grave, selon elle: « Les cinq associations les mieux dotées récoltent en moyenne 15 % de l’argent des contribuables ».

Car le système est parfaitement rodé : les financements au niveau des collectivités locales décentralisées (communes, conseils généraux ou régionaux) sont nombreux et permettent à des dizaines de milliers de petites associations d’avoir des aides ponctuelles qui, pour les grosses associations, s’ajoutent à celles de l’Etat. C’est le cas, en particulier, pour les lobbys anti-racistes, qui bénéficient de relais à tous les échelons de l’administration, multipliant les subsides.

Comment les lobbys se gavent pendant qu’on trinque – Faire des économies ? Chiche !

« Le Cri du Contribuable », mensuel de l’association
Contribuables associés, vient de consacrer un dossier exhaustif
sur le scandale des subventions d’Etat.

Le lobby « antiraciste », roi de la subvention publique

Ces dernières années, le business anti-raciste a pris des proportions invraisemblables. Les fonds alloués à ces organisations sont en effet passés de 1,2 milliard d’euros en 2009 à un minimum de 1,5 milliard en 2010 (le total est difficile à établir avec précision tant les faux nez de ces associations sont nombreux).

C’est déjà énorme, mais en 2011, ce budget a augmenté de 40 %! La même année, SOS Racisme a même encaissé 230000 euros d’aides supplémentaires de la Ville de Paris pour l’organisation de son concert sur le Champ-de-Mars… Et personne ne leur a demandé de payer pour l’herbe piétinée!

Les fonds alloués aux lobbys anti-racistes ne sont que faiblement contrôlés, alors que l’opacité de gestion semble de règle, comme en témoignent plusieurs nébuleuses affaires touchant SOS racisme.

Il est vrai que Licra, Mrap, LDH, Cran, SOS Racisme et l’ensemble de leurs semblables constituent une véritable oligarchie, qui a sa place – la première – dans les médias ou dans les distributions de fric public. Sous la plume du journaliste Didier Laurens, le mensuel « Le Cri du contribuable », peu suspect de xénophobie, n’hésite pas à affirmer que les représentants de l’antiracisme professionnel « jouissent d’un magistère moral et d’un droit de censure sur tout ce qui se dit ou s’écrit en France, si ce n’est pas conforme à la “culture pote”. (…) Cindy Leoni (SOS Racisme), Bernadette Hétier (MRAP), Alain Jacubowicz (Licra), Pierre Tartakowsky (LDH), Patrick Lozès (Cran), Rokhaya Diallo (Attac) ou Houria Bouteldja (Indigènes de la République) forment une classe d’intouchables. »

Et attention à ne pas mélanger les torchons et les serviettes du racisme: à part la Licra, les grandes « assoces » refusent de s’associer aux poursuites engagées contre les actes de racisme anti-blanc. La seule à s’y consacrer à plein temps et à défendre en outre la culture chrétienne est l’AGRIF, présidée par Bernard Antony. Elle ne reçoit évidemment pas un centime d’argent public…

A côté des lobbys antiracistes prospèrent nombre d’associations gauchistes prétendant défendre les « mal-logés ». En réalité, elles instrumentalisent, la plupart du temps, une juste cause pour perturber le fonctionnement de la société, remettre en question le droit à la propriété privée et se goinfrer par la même occasion aux frais du contribuable!

Avec la loi Dalo (Droit au logement opposable), note Didier Laurens, l’Etat a fourni à des associations comme le DAL un pied-de-biche avec lequel forcer le coffre-fort des finances publiques: « En prônant la réquisition de locaux vides destinés à loger les sans-abris, Cécile Duflot, “la ministre des squats” comme la surnomme l’hebdomadaire “Valeurs actuelles”, prend soin de ne pas se couper de sa (maigre) base électorale, dont le DAL (Droit au Logement) et le comité Jeudi Noir font partie ».

L’actuel ministre du Logement travaille en harmonie avec les associations telles que le DAL ou Jeudi noir, au mépris de son statut qui devrait la situer au-dessus des intérêts de chapelles. Elle a ainsi surtaxé les plus-values immobilières, augmenté de 20 à 25 % la proportion de logements sociaux dans les communes de plus de 3500 habitants, multiplié par cinq les pénalités pour les communes récalcitrantes, accru les taxes sur les logements inoccupés et relevé les pénalités financières sur les logements vacants… Et le pire, c’est bien entendu que la majorité des prétendus « mal-logés » sont en fait des immigrés illégaux venus profiter des joies du système français!

Au total, l’Etat finance 82890 places d’hébergement en France, dont 18919 en centres d’urgence et 15500 à l’hôtel (voir « Minute » n° 2589). Ainsi que nous le relevions, 80 à 95 % des lits sont occupés par des étrangers en situation illégale. Un rapport de la Cour des comptes consacré à la crise du logement d’urgence, paru en décembre 2011, admet d’ailleurs que la pauvreté s’étend et « revêt de nouveaux visages »: familles d’immigrés illégaux en provenance du tiers-monde et Roms… Aujourd’hui, le coût annuel de l’hébergement d’urgence atteint un volume global de 410 millions d’euros.

Loin de se contenter de tendre la main, les associations organisent des stages de formation centrés sur « l’outillage juridique et technique du droit au logement », autrement dit, « la réquisition citoyenne » et, en clair, le squat d’une propriété privée. Cette formation ahurissante ayant reçu l’agrément « éducation populaire », le DAL profite désormais des subventions du ministère de l’Education et du FNDVA (fonds de développement de la vie associative) ! Rétribution annuelle de ce « syndicat de lutte », comme il se définit: 17560 euros.

Et, bien entendu, jamais le moindre ennui avec la justice. Tandis que le propriétaire qui tenterait de reprendre par la force un appartement spolié subirait évidemment les foudres d’une justice à deux vitesses…

 

Ils se shootent avec l’argent de l’Etat

Justice à deux vitesses également avec le financement d’associations vantant ouvertement les mérites du cannabis et des drogues dures! Eric Martin, rédacteur en chef de « Nouvelles de France », relève que l’Asud, l’association des « drogués heureux » touche 230000 eu ros de subventions publiques… pour le moins stupéfiantes et décomposées comme suit: 130 000 euros de la Direction générale de la Santé, 60000 de l’INPES (Institut de prévention et d’éducation pour la santé), 40000 de la Direction régionale francilienne des affaires sanitaires et sociales et du Conseil régional d’Ile-de-France. A quoi s’ajoutent 90000 euros d’Ensemble contre le SIDA, 50000 des laboratoires Schering Plough (qui fabriquent le Subutex) et seulement… 20000 euros de fonds propres!

En tout, plusieurs dizaines de millions d’euros sont offerts chaque année à une centaine d’associations dont le message et les méthodes en matière de « lutte contre la toxicomanie » laissent pour le moins perplexe. En effet, la plupart prônent la dépénalisation des drogues au lieu d’aider les camés à décrocher!

Une association comme Techno+, qui reçoit 220000 euros de subvention par an, explique ainsi à vos enfants qu’après quelques temps passés à consommer de l’héroïne, « l’usager ne pique plus du nez, a plus de facilité pour communiquer avec son entourage et commence à apprécier les effets relaxants et planants. Il se trouve dans un état de bienêtre total. » Et la kétamine (un anesthésiant vétérinaire)? C’est méga cool: « Dès les premières minutes, tu ressens un changement de perception (…) ; tu peux, par exemple, te retrouver à trois mètres du sol et voir ton corps allongé en bas. » L’association Gaïa, elle, a perçu 38000 euros de la Mairie de Paris pour une « campagne d’information » sur les bienfaits des salles de shoot…

L’Asud (Auto-support des usagers de drogue), qui reçoit 230000 euros, consacre une large partie de son site à promouvoir la culture de cannabis et a fêté le 50e numéro de son journal (août 2012) en « testant » 50 drogues! « L’idée a germé lors d’un comité de rédaction particulièrement psychoactif, raconte le journal (…) La loi Evin ayant été enfermée aux toilettes, l’atmosphère s’alourdit jusqu’à ce qu’une lumière étrange illumine le plus chêper [sic] d’entre nous: “Alléluia mes frères, dit-il entre deux transes mêlées d’hallucinations, et pourquoi pas un numéro 50: Asud a testé pour vous 50 produits? (…) Un vrai casse-tête, même pour notre équipe de journalistes gouzos [re-sic] archi-capés en drogues diverses ».

Parmi les « 50 produits testés », quelques produits (apparemment) anodins: caféine, noix de muscade ou encore… banane séchée. Et puis les incontournables: cannabis, cocaïne, héroïne, GHB (la « drogue du violeur »), opium, LSD, Méthadone et Subutex – ces deux derniers étant des drogues de substitution prescrites sur ordonnance et enjeux de juteux trafics…

 

Le lobby gay enfourne les subventions

Le tour d’horizon des économies à réaliser ne serait pas complet sans un petit examen des subventions généreusement pompées par le lobby gay.

Act Up a ainsi reçu 233750 euros en 2010; les lesbiennes du groupe Gaies, 640 000 ! Sans parler, parce qu’on pourrait finir par s’énerver, d’« Unité réflexion action communautés Afrique », un bidule qui a raflé 30000 euros pour sensibiliser les Africains au VIH et – c’est joliment dit – « pour aider à appréhender certaines problématiques spécifiques des migrants originaires d’Afrique subsaharienne. »

De leur côté, les régions Lorraine, PACA et Bretagne versent des milliers d’euros à la « Sexothèque » des Petits Débrouillards, qui donnent des cours de sexualité dans les écoles.

Et les khmers roses d’Act Up et SOS Homophobie s’en mettent plein les fouilles grâce à la générosité de nos élus, à tous les niveaux de l’appareil d’Etat.

Pour palper des subventions, SOS Homophobie a notamment creusé le filon de la lutte contre « l’homophobie ».

Depuis 2006, ce lobby touche chaque année 10000 euros de la Mairie de Paris. Sans compter les subventions exceptionnelles, comme les 2000 euros accordés en décembre 2012, pour le projet « Interventions dans les établissements parisiens » – alors même qu’en novembre, SOS Homophobie a perdu l’agrément du ministère de l’Education nationale pour intervenir dans les collèges et les lycées, suite à une décision du tribunal administratif de Paris!

Un dernier pour la route? Parlons de Prochoix, « la revue pour le droit de choisir », co-fondée par Caroline Fourest. Alors qu’elle ne paraît plus depuis novembre 2011, que son blog n’a publié que dix billets en un an, elle a reçu en 2012 la somme de 12000 euros d’argent municipal, comme chaque année…

Et encore un, pour ne pas rester sur sa faim. Le Paris Foot Gay a reçu 30000 euros de la Ville de Paris en 2011. Et 40000 en 2012. Pourquoi cette augmentation? Mieux vaut éviter de se poser trop de questions.

Qui, à part des associations de citoyens, ose dénoncer ce scandale des subventions publiques? Pas grand monde. L’UMP joue profil bas, puisque les subventions affichées dans le « jaune » 2013 ont été accordées… en 2011 par le gouvernement de Nicolas Sarkozy (au moins en ce qui concerne les subsides des ministères). Marine Le Pen, elle, estime que l’on pourrait, au strict minimum, économiser 500 millions d’euros en cessant de subventionner ces lobbys communautaristes. La présidente du FN juge qu’il faudrait rediriger l’argent « vers des associations sportives, de sécurité civile, du troisième âge, du handicap ou de l’enfance ». Or, ce sont justement les grandes oubliées des concours d’arrosage public 2010/2011! Ne dites pas que ça vous étonne…

Lionel Humbert

Article de l’hebdomadaire “Minute” du 6 mars 2013 reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.

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