Autriche : Le cardinal-archevêque installe les clandestins au couvent

Autriche : Le cardinal-archevêque installe les clandestins au couvent

05/03/2013 – 14h00
VIENNE (NOVOpress) – L’action des Identitaires autrichiens y a-t-elle contribué ? Dimanche en tout cas, les immigrés clandestins, soi-disant réfugiés, qui occupaient depuis 76 jours la Votivkirche de Vienne ont enfin accepté d’en sortir, pour se transférer dans le somptueux décor baroque de l’ancien couvent des Servites, construit au lendemain du siège de Vienne de 1683, aujourd’hui propriété du diocèse de Vienne. En échange, ils ont obtenu que le ministère de l’Intérieur réexamine tous leurs dossiers, y compris pour ceux dont la demande d’asile politique avait été rejetée comme injustifiée. L’archevêque de Vienne, le cardinal Schönborn (ci-dessus), a en outre affirmé qu’il les prenait sous sa protection.

Hier, après le déménagement, la Caritas autrichienne (équivalent du Secours catholique), qui a constamment soutenu les clandestins, a organisé avec eux une conférence de presse. Son secrétaire général, Klaus Schwertner, a exalté la nouveauté de ce qui s’est passé : « Pour la première fois en Autriche, des réfugiés font eux-mêmes campagne pour leurs droits en tant qu’hommes et pour plus d’humanité ». Il a souligné que, pendant les onze semaines de l’occupation, les clandestins étaient « devenus des amis ».

L’abbé Dariusz Schutzki, vicaire épiscopal, a lu un message que le cardinal Schönborn a envoyé depuis Rome, où il se trouve pour le conclave. Le prélat a appelé à « améliorer de manière concrète et constructive la situation des réfugiés en Autriche ». Il a déploré que « des hommes qui sont étrangers, qui sont angoissés, qui sont désespérés, n’obtiennent souvent pas le respect qu’ils méritent en tant qu’ils sont nos frères et nos sœurs. Il n’est pas étonnant que des hommes dont la valeur n’est pas suffisamment reconnue, soient poussés par leur désespoir et leur impuissance à adopter une attitude agressive souvent inutile : la confrontation et l’agression ne servent pourtant à personne. Mon grand espoir est que le départ volontaire de  la Votivkirche constitue une étape dans un dialogue constructif entre les personnes concernées et les autorités. Si c’est le cas, l’Église lui apportera un soutien énergique ». Les clandestins ont-ils compris grand-chose à ce jargon politico-ecclésiastique ? Ils y ont vu en tout cas une promesse de soutien et ont applaudi chaleureusement.

Leur porte-parole, Mir Jahangir, a cependant averti que « le combat continuait ». Faute de régularisation rapide, a-t-il menacé, « nous occuperons peut-être d’autres lieux ».

Crédit photo : Th1979 via Wikipédia (cc).