Italie : Il bat sa femme parce qu’elle a l’image de la Madone et envoie quatre policiers à l’hôpital

Italie : Il bat sa femme parce qu’elle a l’image de la Madone et envoie quatre policiers à l’hôpital

02/03/2013 – 12h30
TREVISE (NOVOpress) –  « Le Bruce Lee tunisien ». C’est ainsi que l’appelle le journal local de Trévise, en Vénétie, qui tournerait volontiers l’histoire à la plaisanterie. Rentré ivre chez lui, jeudi soir, l’immigré tunisien de 35 ans s’est mis à battre sa femme, une Italienne de 47 ans originaire de Mantoue. La femme s’est sauvée et a appelé la police.

Arrivés sur les lieux, « les agents se sont rendus compte qu’ils avaient affaire à une furie et ont appelé deux patrouilles en renfort ». L’immigré leur a jeté dessus un vase en marbre (héritage de sa belle-famille ?), manquant de justesse un des policiers. Après une lutte, ceux-ci sont finalement parvenus à menotter le Tunisien mais, au moment où ils s’apprêtaient à l’embarquer dans une voiture de police, « le Bruce Lee maghrébin » est passé au karaté et a envoyé un coup de pied à la figure d’un agent. Bilan définitif : quatre policiers aux urgences. Le maghrébin « devra répondre des charges de résistance à agent de la force publique et de coups et blessures ».

En avril dernier, la police avait déjà dû intervenir au domicile de ce couple mixte. « Lui, qui est musulman, avait détruit les images pieuses qu’elle, catholique, avait à la maison. La femme ayant protesté, il l’avait donc frappée ».

Toujours jeudi, à Milan cette fois, les carabiniers ont arrêté un Nord-Africain pour violences habituelles sur sa femme, une Italienne de souche. Il la battait depuis des mois et l’avait couverte de bleus sur tout le corps. Pour faire bonne mesure, il s’en était aussi pris à sa belle-mère, qui habitait avec eux, et lui avait cassé le fémur.

Motif de ces violences ? L’Italienne ne battait pas assez les deux enfants métis du couple, âgés de 6 et 3 ans. « Tu les bats trop peu », lui répétait sans cesse son mari. La femme n’osait pas dénoncer les faits à la police, parce qu’elle craignait pour la vie des deux bambins.

« Il bat sa femme parce qu’elle ne bat pas assez leurs enfants » ; « il envoie quatre policiers à l’hôpital » : ce sont là en apparence des faits divers classiques, fondés sur le paradoxe ou la disproportion. On pourra pourtant juger, une fois encore, que leur plus grande absurdité se situe à un autre niveau.

Crédit photo : Art Renewal Center, via Wikipédia, domaine public.