Le député François de Rugy (EELV) victime d’un cambriolage

Le député François de Rugy (EELV) victime d’un cambriolage

27/02/2013 – 14h00
NANTES (NOVOpress Breizh) –
Les quatre hommes interpellés lundi matin alors qu’ils cambriolaient le domicile de François de Rugy, député EELV de Loire-Atlantique, à Orvault ont été condamnés dès l’après-midi à des peine de prison ferme et incarcérés !

L’affaire n’a pas trainé. Dès lundi après-midi les quatre présumés voleurs ont comparu devant le tribunal correctionnel de Nantes, dans le cadre de la procédure de comparution immédiate. Suivant les réquisitions du parquet, le tribunal a condamné trois d’entre eux à trois mois de prison ferme et le dernier, qui conduisait sans permis,  à quatre mois de prison ferme. Primo délinquants, les quatre hommes ont tous été incarcérés à l’issue de l’audience. On sait que pour des faits de cambriolage, l’article 311-4 du Code pénal prévoit – théoriquement – des peines de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

En vacances aux sports d’hiver, François de Rugy a tenu à saluer « l’efficacité des forces de l’ordre » et le « réflexe  citoyen » de son voisin qui avait donné l’alerte. « C’est la première fois que cela nous arrive en cinq ans, a déclaré le député des Verts. Les cambrioleurs ont fracturé les volets et la fenêtre d’une chambre avant de tout fouiller. C’est désagréable même si le préjudice, au final, devrait être limité puisqu’une partie du butin a été retrouvée et que les voleurs n’ont pas eu le temps d’emporter le reste. » (Presse-Océan 26/02/2013).

Le député de Loire-Atlantique n’ignore certainement pas qu’il se produit un cambriolage toutes les 1,5 minutes en France, soit près de 985 cambriolages par jour (323 000 en 2011 et 359 500 en 2012) selon les chiffres publiés par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales.

La ministre de la Justice doit présenter, avant le mois de juin, un projet de loi qui vise à refondre le système des peines utilisées en droit français. Christiane Taubira, opposée au « tout carcéral » – qui n’a jamais été appliqué en France, loin de là – entend mettre en place des peines de probations, supprimer les peines planchers et rendre automatique les remises de peine.

« La prison est nécessaire mais elle ne peut pas être la seule peine de référence, justement parce qu’elle est créatrice de récidive », affirme la garde des Sceaux. Nul doute qu’avec une telle loi les statistiques des cambriolages devraient s’améliorer notablement ! Une loi que Monsieur de Rugy et son groupe votera sans nul doute des deux mains !

Crédit photo : LCP Assemblée nationale, via Flickr, licence CC.