Mardi 26 février, conférence de Robert Ménard à la Traboule

25/02/2013 -23h15
LYON (NOVOpress) – Les Identitaires lyonnais accueillent, ce mardi à 19h30, Robert Ménard, fondateur de Reporters Sans Frontières et rédacteur en chef de Boulevard Voltaire, à la Traboule, pour un Cercle de Précy exceptionnel autour du thème “France, qu’as-tu fait de ta liberté d’expression ?”. Entrée : 5 euros.

Une invitation qui n’est pas du goût de Lyon Capitale, qui s’est livré à un véritable entretien inquisitorial avec Robert Ménard. Ce dernier ne s’est pas démonté, répondant : “Je vais là où je suis invité. Quand je me rends dans une loge maçonnique, personne ne le relève. Même chose pour la Fête de l’Humanité : aucun journaliste pour me demander ce que je fais là. Il y a quelques années, j’ai été invité à un rassemblement de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) et j’y suis allé. Peu m’importe les idées de ceux qui me reçoivent. Ce qui compte, c’est ma liberté de parole.

Mais surtout, le fondateur de Reporters Sans Frontières a dressé un bilan peu reluisant de la presse lors de cet entretien. Indiquant par exemple : “On ne tue pas de journalistes en France. Mais la liberté de ton et le pluralisme de la presse sont bridés par les journalistes eux-mêmes. Rien de plus conventionnel, de plus attendu qu’un journaliste. Rien de moins curieux aussi. Ils vont chercher ce qu’ils ont dans la tête. La France n’est pas un pays de débat.” Précisant même au sujet de France Info : “C’est un tissu de politiquement et d’historiquement correct. Un robinet d’eau tiède de bien-pensance. Et je rappelle pourtant que c’est un service public, payé par les contribuables…

Quant aux actions des Identitaires, Robert Ménard, au sujet de l’occupation du chantier de la future mosquée de Poitiers, affirme : “C’était une mosquée en construction, il n’y avait pas l’ombre d’un imam ou d’un fidèle. J’ai tellement fait de happenings à la tête de Reporters sans frontières que je serais mal venu de les condamner. Mais je ne les aurais pas pour autant accompagnés.” Et pour les tournées de Génération Solidaire : “Ils font ce qu’ils veulent. Leurs actions ont ceci d’intéressant qu’elles soulèvent et soulignent certains problèmes. Même si, encore une fois, je ne m’associerais pas à ce genre de choses.