Après le scandale de la viande en Europe, voici celui du poisson aux Etats-Unis

Après le scandale de la viande en Europe, voici celui du poisson aux Etats-Unis

25/02/2013 – 12h00
WASHINGTON (NOVOpress) — D’après une enquête de la fondation Oceana, citée par le New York Times, le poisson consommé aux Etats-Unis n’est souvent pas le même que celui inscrit sur l’étiquette !

Ainsi parmi les 1 215 échantillons de poissons achetés et testés dans 674 points de vente de 21 États du pays, l’ONG a déterminé que près d’un tiers des poissons achetés et mangés aux Etats-Unis ne sont tout simplement pas ce qu’ils sont sensés être.

59% du thon consommé aux US n’est pas du thon, détaille The Atlantic. Les plus mauvais résultats sont trouvés pour les “vivaneaux rouges”, puisque 161 des 186 de ces poissons étaient mal étiquetés (soit 87% !).

L’étude montre que les endroits où vous avez le plus de chance de vous faire berner sont les sushis bars (avec 74% de fraude), alors que les marchés semblent être les lieux les plus “honnêtes” concernant l’étiquetage des produits vendus (“seulement” 18% de fraude).

Comme l’explique CBS News, l’étude montre également qu’il est courant que les poissons soient mal étiquetés au profit de poissons que les consommateurs préfèrent : par exemple deux tiers des saumons “sauvages” testés étaient en fait des saumons issus de l’aquaculture, qui est considérée moins bonne pour la santé et l’environnement.

Selon le docteur Kimberly Warner, qui s’est chargée de l’étude, le problème principal, hormis le fait de payer pour quelque chose que l’on n’a pas commandé, c’est que ces résultats sont alarmants du point de vue de la santé.
En effet certains poissons sont connus pour leur capacité à accumuler du mercure dans leur chair et doivent donc être évités, en particulier par les femmes enceintes. Or, parmi les échantillons testés, des “Malacanthidae” connus pour leur teneur en mercure, étaient vendus en tant que vivaneaux rouges ou même en tant que flétan.

Toutefois, comme le souligne le site de Fox News, l’étude d’Oceana n’a pas pu déterminer qui, au sein de la chaîne de distribution, était responsable du mauvais étiquetage.

Tout comme en Europe, cet épisode jette une lumière inquiétante sur les problèmes alimentaires que traverse le commerce mondialisé des denrées alimentaires. Ces problèmes d’étiquetage ne semblent pas pour l’instant avoir induit des problèmes de santé chez les consommateurs, mais jusqu’à quand ?

Julien Lemaire

Crédit photo : C.C. Chapman, via Flickr (cc).