"Stratégie de la tension" en Grèce: nouvel attentat contre l’Aube dorée

“Stratégie de la tension” en Grèce: nouvel attentat contre l’Aube dorée

19/02/2013 – 12h00
ATHENES (NOVOpress) – Mercredi 13 février, une bombe a explosé dans la permanence de l’Aube dorée au Pirée (ci-dessus), causant d’importants dégâts matériels mais sans faire de blessés. Il s’agit de la deuxième attaque récente contre l’Aube dorée en Attique. Début décembre, une bombe avait dévasté la permanence du parti à Aspropyrgos à l’ouest d’Athènes. L’attentat avait été revendiqué par un supposé « Front antifasciste » qui avait envoyé le communiqué suivant : « Nous avons décidé de frapper les bureaux de l’Aube dorée car nous croyons qu’il faut frapper les fascistes avant qu’ils ne nous frappent ».

Jeudi soir, malgré la pluie, plusieurs milliers de nationalistes grecs se sont réunis pour protester contre cet attentat, autour du secrétaire général de l’Aube dorée, Nicholas G. Michaloliakos, et des députés du parti. Après un discours de Michaloliakos, qui a souligné que l’Aube dorée ne se laisserait pas impressionner par la violence, les manifestants ont entonné l’hymne du parti avant de se disperser pacifiquement.

Un militant d’Aube dorée qui anime l’émission grecque de Radio Bandiera Nera (la web-radio de Casapound), a fourni vendredi un intéressant point de situation sur le forum italien Vivamafarka. Selon lui, « la Grèce vit depuis plusieurs mois une situation identique à celle des années 70 en Italie, à savoir une situation de grande gêne de la population, effrayée et conditionnée, non seulement par les privations, mais par une violence croissante de l’extrême gauche qui est certainement “pilotée” d’en haut ».

Beaucoup voudraient faire apparaître l’Aube dorée comme un parti qui commet des actes de violence sans motif. L’Aube dorée fait donc tous ses efforts pour empêcher « que des militants, entraînés par l’enthousiasme et par la jeunesse, tombent dans ce piège en réagissant aux provocations qui leur sont faites tous les jours, de manière toujours plus violente ».

« Les grèves continuelles, la faim, le chômage, le crise générale, a conclu l’animateur de RBN Hellas, sont certainement les problèmes les plus évidents aujourd’hui en Grèce, mais le plus grand danger selon moi est la stratégie de la tension : les attentats, les vols, les violences, les pillages, qui sont ensuite utilisés par “ceux qu’on sait” dans le but de légitimer le recours à des mesures de répression drastiques. Ils veulent épouvanter les gens, ils voudraient nous faire passer pour les méchants, pour ensuite se présenter eux-mêmes comme les sauveurs de la patrie ».

Crédit photo : Aube dorée.