Dictature socialiste et PMA : Vallaud-Belkacem fera vraisemblablement fi de l'avis du Comité consultatif national d'éthique

Dictature socialiste et PMA : Vallaud-Belkacem fera vraisemblablement fi de l’avis du Comité consultatif national d’éthique

14/02/2013 – 08h00
PARIS (NOVOpress) – Alors que le CCNE (Comité consultatif national d’éthique) s’est auto-saisi de la question de la procréation médicalement assistée (PMA) et qu’il devrait rendre son avis dans le courant du mois d’octobre, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem (photo) « a fait savoir que l’avis du CCNE ne contraindrait “aucunement” le gouvernement et qu’il reviendrait au Parlement de décider d’élargir, ou non, la PMA »aux couples homosexuels.

A l’issu du conseil des ministres, elle a en effet déclaré « que les choses soient claires : l’élargissement de la procréation médicalement assistée aux couples de même sexe sera dans le projet de loi sur la famille» et sera « présenté au Parlement d’ici à la fin de 2013. […] Très vraisemblablement on peut dire que le projet de loi sur la famille ne sera présenté qu’une fois que cet avis (…) sera connu, même si cet avis (…) évidemment ne contraint aucunement le gouvernement ».

Si l’avis du CCNE n’est que consultatif, son président, Jean-Claude Ameisen a cependant précisé que si le comité s’était auto-saisi c’est parce qu’« il est bon [qu’il] ait un rôle d’animation de la réflexion et qu’il ne se substitue pas à la réflexion de la société ».

 «Le Comité d’éthique est habitué à traiter de sujets sensibles», a ajouté celui-ci, citant à titre d’exemple la «recherche encadrée sur l’embryon», sur laquelle il s’est exprimé par six fois depuis 1984. « La médecine doit-elle répondre à des demandes sociétales quand elles ne sont pas dues à une maladie ? C’est une question très générale sur le rôle que la société entend donner à la médecine », résume-t-il.

Ils traitent aussi actuellement des questions sur la « fin de vie » ou encore la GPA dont le rapport, Avis n°110, est formellement contre.

Enfin, concernant l’organisation d’états généraux sur la PMA, ce pourrait être au Parlement de se prononcer sur leur éventuelle tenue. La PMA est actuellement réservée aux couples formés d’un homme et d’une femme, ne pouvant avoir d’enfant pour des raisons médicales et/ou à risque de transmettre une maladie génétique grave à leur enfant. Nullement pour une question sociale.

Si celle-ci est adoptée, comment les socialistes avec leurs messages « d’égalité devant l’enfance » pourraient-ils ensuite refuser la GPA aux gays, alors qu’ils toléreraient la PMA pour les lesbiennes ? Et au nom de quelle égalité un couple hétéro pourrait-il se voir refuser l’accès à ces pratiques si ils souhaitent les utiliser par « fantaisie », alors que les homos y ont droit ?

Finalement, c’est une déclaration d’Alain Vidalies, ministre délégué socialiste chargé des Relations avec le Parlement dans le gouvernement, reprise par l’AFP, qui résume le mieux la situation actuelle : « Bien évidemment, ce n’est pas le Conseil national d’éthique qui va faire la loi. »

Cela se passe de commentaires. On peut alors se poser la question du but de cette consultation. Ne serait-ce pas pour la pure forme ?

Finalement, voici un gouvernement qui a à sa botte l’ensemble des grands médias, qui reste sourd devant la voix des experts et scientifiques sur des questions aussi importantes, et qui écoute encore moins l’avis de son Peuple. Cela ne rappelle-t-il pas un certain système politique ?

Julien Lemaire

Crédit photo : Parti Socialiste du Rhône, via Flickr (cc).