Conseil Général : Le contribuable entretient-il la famille Madrelle ?

Conseil général de Gironde : Le contribuable entretient-il la famille Madrelle ?

07/06/2013 – 08h00
BORDEAUX (NOVOPress via Infos Bordeaux) – Copinage, préférence familiale, le bilan est lourd pour la famille Madrelle au sein du Conseil général de Gironde, dirigé depuis 1988 par ce baron du Parti socialiste. Le cumul de tous les mandats de cet homme né en 1937, est non seulement choquant, mais il ridiculise la promesse de campagne de François Hollande : « Je ferai voter une loi sur le non-cumul des mandats ».

Après avoir occupé les fonctions de député, maire de Carbon-Blanc, conseiller régional d’Aquitaine et président du Conseil régional, Philippe Madrelle (à gauche sur la photo en Une) est toujours président du Conseil général et sénateur de Gironde !

Comme tous les socialistes, ce dernier est hostile à la préférence nationale. Paradoxalement, il est un grand artisan de la préférence familiale.

Nicolas-Madrelle

Nicolas Madrelle

Après avoir fait entrer son fils à la mairie de Carbon-Blanc, puis au Conseil régional d’Aquitaine, Nicolas Madrelle a été recruté il y a quelques mois au sein du cabinet de son père ! Pour se justifier, le potentat socialiste répond : « Quand un fils de plombier succède à son père, on ne dit rien ». Quelle haute idée du mandat électif !

Mais la dimension familiale du conseil général ne s’arrête pas là. Jacqueline Madrelle, attachée parlementaire de Philippe Madrelle, n’est autre que son épouse. Comme le révèle le journal Sud-Ouest : « Nicolas Madrelle n’était pas totalement en terrain inconnu dans les locaux du Département. Il a pu prendre un café avec sa demi-sœur, également employée. Ou, dans un autre service, avec la sœur de Jacqueline, elle aussi salariée du Conseil général ». Bien entendu, personne au sein de cette instance ne dénonce ce phénomène, puisque « au moins 6 des 15 vice-présidents du Conseil général ont un ou plusieurs enfants salariés dans la même collectivité » !

Crédit photo en Une : J’aime la Rive Droite, via Flickr (cc). Crédit photo dans le texte : DR.