Geert Wilders reçoit le « Prix pour la liberté Hiltrud Schröter »

03/02/2013 – 15h45
BONN (Lionel Baland) — Samedi 2 février 2013, Geert Wilders, le président du PVV néerlandais, s’est rendu à Bonn en Allemagne à l’invitation du Mouvement de citoyens Pax Europa (BPE) afin de recevoir le Prix pour la liberté Hiltrud Schröter.

Plus de 300 personnes se sont retrouvées au sein d’une salle de l’Hôtel Maritim afin d’assister à l’événement. La présentation de la réunion a été assurée par Michael Stürzenberger venu de Munich, capitale de la Bavière, où il s’occupe, avec son groupe de membres du parti die Freiheit (La Liberté), de la récolte de 30.000 signatures d’habitants de la ville afin de voir organiser une consultation du peuple à propos de la construction au cœur de la ville d’un grand centre islamique financé par le Qatar.

Michael Stürzenberger annonce l’entrée en scène de Geert Wilders, le président du PVV venu spécialement des Pays-Bas pour la circonstance. Michael Stürzenberger qualifie Geert Wilders de grand combattant de la liberté. Ce dernier, sous protection policière permanente depuis près d’une décennie, est accompagné de gardes du corps membres des forces de l’ordre néerlandaises. La salle a été fouillée à l’aide d’un chien afin de détecter la présence éventuelle d’une bombe et sécurisée par la police allemande. Les visiteurs ont également fait l’objet d’une fouille minutieuse à l’entrée.

Parmi le public, notons la présence du président national de die Freiheit René Stadtkewitz, du Secrétaire national de pro NRW (Pour la Rhénanie du Nord-Westphalie) Markus Wiener et de la chef de file du groupe des élus de pro Köln (Pour Cologne) au sein du Conseil municipal de Cologne Judith Wolter.

Elisabeth Sabaditsch-Wolff

Elisabeth Sabaditsch-Wolff. Crédit photo : © Lionel Baland

Trois personnes se succèdent à la tribune : le président du Mouvement de citoyens Pax Europa Willi Schwend, le fondateur du site Internet d’informations en allemand PI-News Stefan Herre et Elisabeth Sabaditsch-Wolff qui a été condamnée en Autriche en première instance, puis en appel, pour avoir dit que Mohamed est un pédophile, car il s’est marié avec une fille de six ans et a eu une relation sexuelle avec celle-ci lorsqu’elle a eu 9 ans. Le cas juridique d’Elisabeth Sabaditsch-Wolff doit être désormais examiné par la Cour européenne des droits de l’homme. Geert Wilders a fait lui aussi l’objet d’un procès à propos de ses idées politiques aux Pays-Bas, mais n’a finalement pas été condamné. Elisabeth Sabaditsch-Wolff, fille de diplomate, a vécu au sein de divers pays musulmans. Elle a participé en 2010 aux Assises internationales sur l’Islamisation à Paris.

Un hommage est rendu à Hans et Sophie Scholl, exécutés en 1943 à Munich, du mouvement de résistance au national-socialisme « La Rose blanche ». Susanne Zeller-Hirzel, qui a été une très grande amie de Sophie Scholl et a été membre de « La Rose blanche », est décédée le 7 juillet 2012. Elle a combattu à la fin de sa vie contre l’islam qu’elle considère être un totalitarisme comme l’a été le national-socialisme.

Le livre de Geert Wilders paru en anglais sous le titre « Marked for death » devait paraître en allemand et être présenté au cours de ce rassemblement. La publication de la traduction en allemand n’a peu avoir lieu pour des questions juridiques. Certains passages tombent sous le coup de la législation allemande et doivent être tellement modifiés et dénaturés pour pouvoir être publiés sans faire l’objet d’une poursuite judiciaire que Geert Wilders a refusé. Il déclare : « Pas de compromis avec la vérité. » Geert Wilders déplore l’absence de liberté d’expression et espère qu’un autre éditeur publiera l’ouvrage en allemand dans le futur.

Geert Wilders reçoit le prix pour la liberté Hiltrud Schröter, du nom d’un écrivain allemand et spécialiste de l’éducation qui s’est intéressée au conflit de culture entre l’islam et les sociétés occidentales et qui est décédée en 2010. Le prix a été décerné précédemment au fondateur du site Internet PI-News Stefan Herre.
Geert Wilders reçoit le prix pour la liberté Hiltrud Schröter

Geert Wilders reçoit le prix pour la liberté Hiltrud Schröter. Crédit photo : © Lionel Baland

Le président du PVV Geert Wilders se lance ensuite dans un long discours en allemand. Il déclare que des Allemands sont persécutés à propos de leurs idées dans leur propre pays. Il désire que les Pays-Bas et l’Allemagne soient libérés de la tutelle européenne. Il rappelle que la dernière fois qu’il a pris la parole en Allemagne, c’était à Berlin. Geert Wilders cite l’auteur italien Oriana Fallaci : « Dans les pays dirigés par l’islam, il n’y a pas de liberté de pensée. » Pour Geert Wilders, l’islam n’est pas une religion, mais un système totalitaire. Il estime que le fait d’avoir laissé des musulmans immigrer vers l’Europe a été la grande erreur du XXème siècle. Selon lui, la liberté et l’islam sont incompatibles. L’islamisation est un cheval de Troie. Il estime que l’islam n’est pas une religion de la paix, mais une idéologie de la violence.

Geert Wilders met en avant trois mesures à appliquer : plus d’autres mosquées dans notre pays, plus d’autres écoles islamiques et l’expulsion des étrangers délinquants. Il cite le chiffre qui veut que 65 % des Marocains âgés entre 12 et 23 ans et vivant aux Pays-Bas ont été au moins une fois arrêtés par la police et ajoute que les victimes de la délinquance marocaine sont très rarement des Marocains. Geert Wilders dénonce également le relativisme culturel qui est, selon lui, le grand ami de l’islam. Il ajoute : « Il n’y a pas de place pour la charia dans notre pays », « le patriotisme n’est pas du fascisme », « l’union européenne ne solutionne pas les problèmes, elle est le problème. »

Selon Geert Wilders, il est temps d’agir. Il faut : défendre la liberté d’expression, mettre fin au relativisme culturel, stopper l’islamisation (les étrangers doivent s’intégrer) et réveiller les souverainetés nationales (l’Allemagne doit être dirigée depuis Berlin et pas Bruxelles) : « Nous devons nous engager pour la survie des États nationaux », « les Allemands doivent rester Allemands ». Il conclut : « C’est notre devoir d’aider Israël. Israël est la ligne de front contre le djihad. Israël mène notre combat. En aidant Israël à survivre, nous aidons à notre propre survie. »

Geert Wilders répond ensuite en anglais à des questions posées par quelques personnes sélectionnées. Je demande à Geert Wilders pourquoi il obtient de bons résultats au sein du Limbourg néerlandais, alors que c’est une région qui connaît peu de problèmes. Il répond que c’est parce qu’il provient de cette région et qu’aux Pays-Bas les électeurs préfèrent voter pour des gens qui viennent d’un endroit situé près de chez eux. Je lui demande s’il envisage à l’issue des prochaines élections européennes de former un groupe avec d’autres partis au sein du Parlement européen. Il répond qu’à l’issue des précédentes élections européennes, le PVV n’a pas adhéré à un groupe, mais si son parti obtient de bons résultats lors du prochain scrutin européen, il espère que le PVV entrera dans un groupe avec d’autres partis. Son véritable désir est cependant qu’il n’y ait plus de Parlement européen et que les États nationaux recouvrent leur indépendance. Geert Wilders quitte ensuite rapidement la salle accompagné de ses gardes du corps.

Lionel Baland
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