Faits & Documents n°350 du 1er au 15 février 2013. Portrait : Caroline Fourest

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 1er au 15 février 2013 vient de paraître, avec (entre autres) un portrait de Caroline Fourest. Extrait.

Alors que plus d’un million de Français ont défilé contre le « mariage homosexuel », le gouvernement, totalement autiste, entend poursuivre son œuvre de destruction des fondements mêmes de la société occidentale. Parfait symbole de cette inversion des valeurs, le 17 janvier, dans les salons d’honneur du ministère de la Culture, rue de Valois, la journaliste d’extrême gauche Caroline Fourest, ancienne présidente du Centre gay et lesbien et véritable attachée de presse des très provocatrices Femen, se voyait remettre par Aurélie Filippetti les insignes de chevalier de l’ordre national des Arts et Lettres. Dans les jours qui viennent, on reparlera d’elle puisque son enquête en quatre parties sur Les Réseaux de l’extrême sera diffusée par France 5.

Faits & Documents n°350 du 1er au 15 février 2013. Portrait : Caroline Fourest

Faits & Documents n°350 du 1er au 15 février 2013. Portrait : Caroline Fourest

« Caroline Fourest, ouvertement lesbienne et engagée contre le FN. » Têtu, juillet 2011.

« Caroline Fourest ou le quart-monde de la pensée. » André Waroch, France Terminus, 2008.

« Une sérial-menteuse. » Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques.

« Pour une lesbienne, c’est plus agréable de militer avec des filles. Quand j’évoluais dans un milieu non mixte, lesbien et féministe, je n’aimais pas les mecs, j’éprouvais une forme de répulsion. Avec le Pacs, j’ai milité avec des gays et il m’arrive de me dire : tiens, il est mignon. Un hétéro, ce n’est pas possible, à cause de ce qu’il a dans la tête. » Caroline Fourest, Libération, 25 juin 2000.

« Ce droit de choisir, nous l’entendons comme une articulation des luttes féministes, gaies et lesbiennes, antiracistes et antifascistes en vue de faire reculer les idées intégristes et essentialistes (notamment raciste, xénophobe, antisémite, sexiste ou homophobe), afin de développer une prise de conscience égalitaire, laïque et respectueuse des libertés individuelles. Notamment : l’avortement libre et sans entrave, l’égalité et la non-discrimination, le droit de vivre dans un environnement non pollué, le droit de mourir dans la dignité, et toutes les libertés individuelles découlant du principe de laïcité. » Manifeste de ProChoix.

Caroline Fourest est née le 19 septembre 1975 à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Issue d’une famille ultra-bourgeoise, elle est la fille d’un gros négociant en vins et d’une mère antiquaire. Elle a effectué la première partie de ses études au prestigieux collège privé catholique, la Nativité. Ayant rejoint, avec sa mère (dont elle a repris le nom, étant née Guillemot par son père l’occultation du nom même du père n’est pas sans signification), la capitale à 14 ans à la suite du divorce de ses parents, elle milite rapidement à l’extrême gauche (mouvance anarchiste libertaire) et dans les mouvements féministes, s’étant reconnue dans le lesbianisme. Comme l’indique Le Monde (12 mai 2006), cette « militante se réclame d’un féminisme radical et libertaire » et se retrouve dans « tout ce qui est minoritaire ».

Elle serait (selon Wikipedia) diplômée en (…)

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Crédit photo : Parti socialiste via Flickr (cc)