Grande-Bretagne : campagnes touristiques "négatives" contre l'immigration

Grande-Bretagne : campagnes touristiques “négatives” contre l’immigration

Image d’une Grande-Bretagne très cosmopolite…

31/01/2013 – 14h00
LONDRES (NOVOpress) –
« Ne venez pas chez nous, c’est nul ! », c’est par ces quelques mots que des ministres britanniques cherchent à dissuader les migrants de venir Outre-Manche. Une idée qui pourrait sembler saugrenue aux yeux de certains…

Pour faire passer ce message, ils envisageraient la mise en place d’une campagne touristique négative. En effet, selon le Guardian, plusieurs ministères envisagent, parmi d’autres possibilités, une surprenante campagne de communication négative à destination de pays à fort potentiel d’émigration, insistant sur un marché de l’emploi précaire et un climat catastrophique pour convaincre les candidats au départ, bulgares et roumains notamment, de rester chez eux.

« Nous voulons corriger l’impression que nos rues sont pavées d’or », a confié au Guardian un ministre britannique sous couvert d’anonymat. Aucun information n’a pour le moment fuité, afin de savoir à quoi pourrait ressembler cette campagne. Aucune information non plus sur le prestataire qui serait chargé de mener à bien ce projet, précise le Guardian.

Pour l’instant, cette « contre-campagne » touristique en est encore au stade embryonnaire. Parmi les autres mesures évoquées, l’idée de durcir les conditions d’accès aux services publics pour les étrangers, ou encore expulser ceux qui ne trouvent pas de travail dans les trois mois après leur arrivée.

Rappelons qu’en décembre 2012, alors que la Roumanie et la Bulgarie sont toujours au seuil de Schengen, les restrictions temporaires imposées aux migrants bulgares et roumains ont été levées outre-Manche. Ce qui fait du royaume la destination idéale pour ces éventuels migrants.

Une source proche de Downing Street a toutefois précisé que le gouvernement « ne s’inquiétait pas outre mesure de l’élargissement de l’espace Schengen », étant donné que les Roumains ont des liens plus étroits avec l’Allemagne et l’Italie qu’avec l’Angleterre.

Cela dit, le think tank Migration Watch estime que 250.000 Bulgares et Roumains pourraient migrer outre-Manche dans les cinq ans à venir.

Julien Lemaire

Crédit photo : modenadude via Flickr (cc).