Jacques Peyrat annonce le lancement d'une plateforme pour les élections municipales de Nice (et sa probable candidature à sa tête !)

Jacques Peyrat annonce le lancement d’une plateforme pour les élections municipales de Nice (et sa probable candidature à sa tête !)

Assemblée générale de l’Entente républicaine : Philippe Vardon en compagnie d’André Truqui, Jacques Peyrat et Jean-Claude Mari. Crédit photo  : DR

25/01/2013 -06h00
NICE (NOVOpress) – Décidément, ça remue sacrément dans la Baie des Anges en ce moment ! En tout cas pour ce qui est du champ politique se situant à la droite de Christian Estrosi (UMP), le maire de Nice qui d’ailleurs lui-même n’est plus franchement à droite. De recompositions en claquages de porte, en passant par des annonces tantôt attendues tantôt surprenantes, cela peut paraître difficile à suivre…

La semaine dernière, l’info d’une éventuelle candidature de Bruno Gollnisch (FN) à Nice filtrait chez nos confrères du Nouvel Observateur. Info rapidement confirmée par le principal intéressé et par Marine Le Pen elle-même. Furax, le très ambitieux Gaël Nofri (qui se voyait déjà tête de liste pour le FN, si ce n’est maire de Nice…) claquait la porte, dans une réaction qualifiée par la présidente du FN d’“épidermique”. Trouvant tout à coup un éclairage médiatique qu’il avait toujours cherché, Gaël Nofri ne manquait pas en effet de s’en prendre à Marine Le Pen – qui n’avait pas “compris que Nice était une ville très à droite mais pas une ville d’extrême-droite” – ainsi qu’aux Identitaires, coupables à ses yeux de tous les maux et de ce parachutage de Bruno Gollnisch. On cherche encore à comprendre le rapport… On appréciera en tout cas la classe du jeune homme qui, à peine sa parenthèse frontiste refermée (il était un transfuge des milieux pasquaïens), explique déjà que ses anciens amis étaient en fait d’horribles personnages d’“extrême-droite”.

Dans le même temps, du côté des Identitaires, Philippe Vardon annonçait lors de ses vœux qu’il confiait la direction courante de Nissa Rebela (le mouvement des identitaires du Pays Niçois qu’il préside) à son secrétaire général Benoît Loeuillet, afin de se consacrer pleinement à la préparation des élections municipales. Élections pour lesquelles Philippe Vardon réaffirmait son souhait de voir l’union la plus large possible se réaliser, en appelant au sens du Bien commun à tous. Message clairement adressé au FN (et donc à l’éventuel candidat Gollnisch) et à l’ancien maire de Nice Jacques Peyrat, avec lequel Nissa Rebela a noué un partenariat depuis les élections cantonales de 2011.

Cette union est-elle en marche ? Difficile de le savoir. Ce jeudi soir en tout cas, c’est l’ancien maire de la ville (de 1995 à 2008) et candidat malheureux – soutenu par le FN et les Identitaires – lors des dernières élections cantonales et législatives, qui a jeté un sacré pavé dans la mare ! Jacques Peyrat a, en effe,t annoncé qu’il se lançait dans la bataille des élections municipales pour 2014. Avec le soutien de sa formation locale – l’Entente Républicaine -, du Rassemblement Pour la France (dont le président, le député honoraire Christian Vanneste, était présent en personne) et en demandant à Nissa Rebela de bien vouloir participer à l’aventure à ses côtés. Quelques minutes plus tôt en effet, l’Identitaire Philippe Vardon, intervenant en ouverture de la réunion publique, avait pour sa part réitéré son appel au rassemblement pour “détrôner l’usurpateur Estrosi” et “rendre Nice aux Niçois”. Un message recueillant l’assentiment, et les applaudissements nourris, des 250 personnes présentes.

Et concernant le FN ? Jacques Peyrat regrette que le FN semble s’être “éloigné de lui” et veuille apparemment faire cavalier seul. Faisant preuve de compréhension, l’ancien maire de Nice a déclaré que c’était la loi des grands partis. Il a témoigné à la tribune de sa sympathie pour Bruno Gollnisch, “homme brillant”, en lui déconseillant dans le même temps un parachutage dont l’atterrissage à Nice serait forcément compliqué. Se faisant plus dur, il déclarait ensuite qu’une liste Gollnisch serait interprétée comme un affront personnel… avant de tendre la main au FN pour rejoindre le rassemblement qu’il initiait à présent.

Alors que les Identitaires niçois continuent de refuser d’envisager une division qui semble malheureusement envisageable et leur imposerait un choix compliqué, alors que la venue de Bruno Gollnisch reste une hypothèse et seulement une hypothèse et alors que le trop pressé Nofri vient d’éclater en vol, les cartes semblent totalement rebattues dans une commune qui est certainement la grande ville la plus à droite de France ! Difficile de dire aujourd’hui si nous assisterons à Nice à un rassemblement inédit, ou à un éclatement ressemblant fort à un suicide collectif des forces patriotes…