Les grandes écoles bientôt toutes soumises au diktat de la théorie du genre

Les grandes écoles bientôt toutes soumises au diktat de la théorie du genre

Photo ci-dessus : Judith Butler (à droite) et sa compagne Wendy Brown.

24/01/2013 – 18h50
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – Le journal des grandes écoles s’est récemment fait l’écho des premières rencontres sur l’éducation « Femmes‑Hommes » dans l’enseignement supérieur, en novembre dernier. Elles précédaient une formation, prodiguée par le gouvernement, des responsables en ressources humaines des grandes écoles sur l’introduction de la théorie du genre auprès des étudiants. Le ministère de l’Enseignement supérieur est aidé dans son entreprise par l’association anglo‑saxonne « SocialBuilder », financée par des entreprises et des fonds de l’Union européenne.

La théorie du genre regroupe de nombreux travaux et écoles différentes et contradictoires. Comme toute pensée novatrice, elle comporte par ailleurs des éléments stimulants pour la réflexion. Mais c’est le courant radical de cette théorie, porté par la philosophe américaine Judith Butler (photo), qui occupe aujourd’hui en France le terrain idéologique.

Enseigner la théorie du genre participe donc d’une entreprise idéologique. Derrière la dénonciation des inégalités des sexes, il s’agit d’une stratégie savamment menée, à laquelle préside toute une vision construite et cohérente du monde.

Cette stratégie touche tous les domaines de la vie et du savoir – la linguistique, les arts, les sciences positives, l’économie et la spiritualité. On y promeut un individu sans attaches, isolé de ses semblables, refusant toute influence alors que son identité est construite avec autrui ; ses désirs individuels sont projetés comme normes sociales. Nul ne s’étonnera que, loin d’être un outil du projet de loi sur le « mariage pour tous », la théorie du genre radicale en est au contraire l’architecte.

Crédit photo : DR.