Anniversaire de la mort de Louis XVI : le Parti de gauche mange sa tête de veau

Anniversaire de la mort de Louis XVI : le Parti de gauche mange sa tête de veau

Louis XVI recevant le dernier sacrement de l’abbé Edgeworth.

21/01/2013 – 14h00
PARIS (NOVOpress) – À force de haine anticatholique et antifrançaise, Alexis Corbière, « secrétaire national du Parti de gauche (PG) en charge notamment de la lutte contre l’extrême droite », a fini par se faire un petit nom. Son zèle inquisitorial poursuit à la fois les vivants et les morts, avec jusqu’à présent, semble-t-il, plus de succès contre ces derniers : s’il est parvenu à faire débaptiser le collège Vincent d’Indy, il n’a pu faire interdire les Assises contre l’islamisation, et les socialistes parisiens eux-mêmes ont résisté à sa campagne haineuse et jalouse contre le Métronome de Lorànt Deutsch.

Aujourd’hui 21 janvier, le secrétaire Corbière – tout en assurant que, comme de juste, il est un « farouche partisan de l’abolition de la peine de mort sur toute la planète » –, tient à nous apprendre qu’il va manger une tête de veau pour fêter l’exécution de Louis XVI.

« D’autant plus que, je crois savoir que quelques illuminés se réuniront de leurs cotés dans une cinquantaine de messes (quelle honte pour les ecclésiastiques qui se prêtent à cela) pour célébrer la mémoire de Louis XVI » (orthographe et ponctuation d’origine).

On peut penser ce que l’on veut de Louis XVI. Les tentatives de réhabilitation n’interdisent nullement de s’en tenir à la vue traditionnelle : qu’il fut un très brave homme, bon époux et bon père de famille, mais un mauvais roi, faible, mal conseillé et mal entouré, dont les choix politiques, à commencer par le rappel des Parlements et l’entrée dans la guerre d’Indépendance américaine, furent le plus souvent désastreux. Chacun est libre aussi, selon le point de vue où il se place, de trouver touchant, ou ridicule, ou les deux à la fois, un certain nostalgisme royaliste.

Mais il est grotesque d’aller épier et singer les commémorations des autres et, au motif que certains catholiques iront à la messe le 21 janvier, d’annoncer pompeusement que l’on mangera de la tête de veau. Le secrétaire Corbière est sans doute aussi de ces soi-disant libres-penseurs qui se font un strict devoir de manger du boudin le Vendredi Saint. Ils croiraient, s’ils y manquaient, pécher contre la République : espèces d’intégristes au second degré, qui persistent à mimer des préceptes catholiques qu’à peu près plus personne n’observe. Peu leur importe que la France soit couverte de mosquées, pourvu qu’ils aient leur boudin du Vendredi Saint, halal au besoin.

Le farouche secrétaire Corbière prend cette occasion pour dénoncer farouchement la proposition de loi sur la reconnaissance du génocide vendéen. Il est clair, d’un point de vue d’historien, que cette proposition est justiciable des critiques qui ont été portées en général contre les lois mémorielles. Mais le secrétaire Corbière et ses compagnons sont bien mal placés pour s’y opposer, puisqu’ils ont fait plus que personne pour déchaîner la guerre des mémoires et la surenchère victimiste. L’historien Nicolas Lebourg l’a parfaitement dit dans Les Inrockuptibles : « La gauche pourra s’époumoner, mais le prototype de la loi mémorielle revisitant ainsi le passé, c’est la loi Taubira sur l’esclavage. Et on avait déjà eu droit à ce type d’anachronismes, ainsi avec le livre de Claude Ribbe décrivant la traite négrière telle une Shoah par cales. Le discours des uns est la copie conforme de celui des autres ». Nicolas Lebourg n’est pas suspect de sympathies catholiques et royalistes, mais il a une sorte de décence universitaire qui lui ferait honte des formes les plus grossières du deux poids, deux mesures.

Le secrétaire Corbière, lui, est au-dessus de toute honte. Il annonce triomphalement des documents « pour détruisent [sic] toutes les élucubrations de ceux qui veulent absolument utiliser le terme de “génocide” pour bien évidement [sic] ensuite relativiser le caractère spécifique de ceux qu’ont fait [sic] les nazis contre les juifs d’Europe ».

Le secrétaire Corbière, d’après Wikipedia, est « titulaire du CAPLP2 Lettres-Histoire » : je ne sais trop ce que c’est, mais cela veut dire qu’il enseigne. Dans l’intérêt de ses élèves – à défaut de réviser son catéchisme sur la nature de la messe –, il devrait au moins apprendre le français.

Flavien Blanchon

Crédit photo : domaine public via Wikipédia (cc).