Interview d'un fondateur de la section Identitaire cannoise

Interview d’un fondateur de la section Identitaire cannoise

Ci-dessus Cannes-Identitaire reçue par le maire de Cannes. Voir détails dans le texte.

Novopress : Bonjour Romain Brun, pouvez-vous vous présenter, vous et votre mouvement ?

Romain Brun : Bonjour à vous, j’ai 20 ans et je suis serveur dans un hôtel. Je suis membre de plusieurs associations culturelles provençales, je pratique aussi quatre fois par semaine la savate (boxe française). Voilà déjà 4 ans que je milite au sein des identitaires, et j’ai fondé avec Guillaume Delefosse la section identitaire à Cannes en janvier 2010.

Nous nous voulons les défenseurs de l’identité provençale à Cannes et aux alentours, pour cela nous luttons contre toutes les agressions envers notre identité qu’elles proviennent de la mondialisation, de l’immigration ou bien de l’islamisation. J’ai aussi en projet de créer moi même une association culturelle qui aura pour but le maintien de l’identité provençale et son émergence auprès de la jeunesse dans les zones urbaines de Provence et cela à travers de nombreuses activités culturelles et sportives.

Interview d'un fondateur de la section Identitaire cannoise

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Ce week-end nous fêtons nos 3 ans. Pour cette occasion nous allons passer un week-end à la montagne. Le samedi sera journée ski, le samedi soir veillée dans un chalet avec quelques surprises et le dimanche journée plus relax dans la montagne autour d’un feu.

Novopress : Vous commencez à faire beaucoup parler de vous localement dans votre lutte contre l’équipe municipale, pouvez vous nous décrire les principales actions que vous avez menées pour dénoncer la politique du Maire ?

Romain Brun : C’est seulement notre deuxième action contre nos élus qui ferment les yeux sur l’insécurité grandissante dans notre ville. La première, c’était le mercredi 30 mai 2012, nous avions débarqué à la Mairie afin de remettre la “palme d’or” au Député-Maire de Cannes Bernard Brochand pour le festival des braquages.

Nous avions aussi fait parler de nous pour notre occupation de l’hôtel Martinez afin de protester contre le rachat de la France par le Qatar. Sans oublier notre manifestation suite au meurtre d’un policier par une racaille multirécidiviste, où nous avions déployé sur les lieux du crime une énorme banderole de 14 mètres sur laquelle était inscrit “Ici la racaille a tué un policier”.

Moins médiatisé mais tout aussi symbolique, au début de l’année 2012 nous avions déposé des panneaux bilingues (français-provençal) sur lesquels étaient inscrit « Cannes », en provençal : Cano.

Nous sommes attachés à nos racines et à la lengo nostro et nous revendiquons la double-signalisation linguistique de nos panneaux ainsi que l’apprentissage du provençal dans les écoles et lycées cannois.

Récemment, vous avez envahi le la permanence du Maire UMP Bernard Brochand, et apparemment le Maire a violemment réagi, pouvez-vous nous expliquer ce qu’il s’est réellement passé, et pour quelles raisons vous êtes intervenus de cette manière ?

Cela fait longtemps que nous dénonçons la montée de l’insécurité dans notre ville et en ce début d’année 2013, deux braquages avaient déjà eu lieu à Cannes. Nous avons donc décidé de réagir, dans le local des responsables de cette politique : la permanence du Maire Bernard Brochand, pour exprimer la colère des commerçants et du peuple Cannois, notamment des Boccassiens.

Nous avions vu sur le site de sa permanence que Bernard Brochand recevait – chaque dimanche matin – plusieurs administrés de la 8ème circonscription des Alpes-Maritimes. Nous avons donc décidé, sans rendez-vous, d’aller voir directement le Maire. Quand nous sommes arrivés, B.Brochand était absent, il y avait uniquement son adjointe qui ne pouvait répondre à nos questions (voir vidéo ci-dessous). Appelé par son adjointe, le Maire est donc venu à notre rencontre (photo en Une). Les premiers instants d’emportement du Député-Maire ont ensuite fait place au dialogue. Après avoir avoué que notre combat était légitime et que nous avions raison, il n’apportera aucune réponse ni aucune solution à ce pourquoi nous étions venus. Il nous a clairement dit qu’il ne pouvait rien faire, jetant la faute sur les socialistes.

Ce fût le même épisode avec Jean-Claude Rinaudo le directeur de la police municipale de Cannes, avec lequel nous avons discuté pendant près de deux heures dans son bureau.

 

Pouvez-vous nous expliquer ce qu’il s’est passé avec M. Lisnard ?

Suite à notre action de dimanche dernier à la permanence UMP de B.Brochand, David Lisnard – 1er adjoint au Maire de Cannes – a réagi dans Nice-Matin. Étant indisponible car il devait participer à une course pédestre, il s’exclama “que ces jeunes là fassent aussi du sport, ça leur fera le plus grand bien!“. Outre le fait de ne pas répondre à nos questions sur l’insécurité, il a fait une erreur. Car si Mr Lisnard connaissait un peu mieux “ces jeunes-là” il saurait que nous sommes sains de corps et d’esprit.

Pour l’anecdote d’ailleurs, un de nos militants n’a pas pu venir car il participait justement à cette même course pédestre. Bref, le sport, voilà le terrain sur lequel il ne faut pas nous défier. Nous savons que David Lisnard a pratiqué, ou pratique peut-être encore, la boxe. Nous lui avons donc proposé un combat avec un de nos militants. Il a accepté. Nous avons laissé passer deux jours puis l’avons relancé. Rien. J’ai pu comprendre qu’il n’irait pas au bout de ses engagements.

Quel dommage, car comme il l’a lui même dit sur Tweeter “voilà une bonne motivation pour monter sur un ring”.

Interview d'un fondateur de la section Identitaire cannoise

Du coup, vous allez vous mettre à la course pédestre ?

Nos militants pratiquent les sports qui leur plaisent. Nous n’allons pas courir après David Lisnard, cela dit s’il change d’avis, le combat de boxe tient toujours !

Quelles sont vos ambitions à long terme ? Vous visez les municipales de 2014 ?

Nous continuons notre combat comme nous l’avons commencé et nous resterons toujours en première ligne. Nous voulons préserver notre identité, nos traditions, notre culture face à l’uniformisation. Nous restons aux côtés de notre peuple, face à la racaille et à ses agressions de plus en plus violentes.

Nous n’avons actuellement rien de concret concernant les municipales de 2014, mais plusieurs projets en tête. Il est clair de toute façon que nous ne resterons pas les bras croisés.

Quelles sont vos relations avec les droites locales ?

Concernant le Front National, je connais bien son représentant à Cannes, Adrien Grosjean, avec lequel j’ai effectué une partie de ma scolarité et pour qui pour j’ai beaucoup d’estime. Malgré nos divergences, je pense que nous avons un avenir commun pour l’ensemble des villes du bassin cannois.

Prévoyez vous, comme annoncé lors d’une conférence de presse à Paris, de faire de tournées de solidarité pour les sans domicile fixe de votre région ?

Oui, nous avons prévu de faire ces tournées de solidarité. Nous sommes en train d’organiser tout cela.