Brésil : le pays où il faut être ?

Brésil : le pays où il faut être ?

17/11/2012 – 08h00
SAO PAULO
(NOVOpress) – Le magazine Challenges consacre un numéro au Brésil (photo ci-dessus). Titre du dossier : « Brésil : le pays où il faut être ». L’hebdomadaire veut se concentrer sur le « climat » et les « opportunités » économiques sous les auspices de la présidente brésilienne, Dilma Rousseff. Mais ce titre sonne comme une provocation quand on sait à quel point il n’y fait pas bon vivre. Un pays où il ne faut surtout pas être ! Déjà, en 2010, Les Echos, proposait un article intitulé : « Brésil, la violence sans bornes », prenant « des proportions affolantes ». Où les principales villes sont à feu et à sang par les « organisations criminelles », selon l’AFP.

La samba ou le football champagne ne peuvent masquer tous les drames de l’un des symboles de la société multiculturelle, comme le rappelait Fabrice Robert en clôture de la dernière Convention identitaire à Orange. « Le Brésil ? Ce pays continent où les favelas de Rio cohabitent avec les centres d’affaires de Sao Paulo peuplées de descendants d’Allemands et de Japonais, de Juifs et de Portugais. Ce pays où le racisme n’oppose même plus les blancs aux noirs, mais les très noirs aux moins noirs, les moins noirs aux bruns et les bruns sombres aux bruns clairs. Ce pays du métissage généralisé où les riches s’enferment, protégés par des milices privées, et où les pauvres copulent et crèvent de misère ».