Le Drian

La profanation de la chapelle de la base navale de Toulon n’émeut pas Jean-Yves Le Drian

14/12/2012 – 14h00
TOULON (NOVOpress Breizh) –
Samedi dernier, la chapelle de la base navale de Toulon avait été gravement profanée. « Peut-on espérer la venue de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, pour lui aussi condamner fermement cette action comme il le ferait très probablement pour d’autres religions ? » s’interrogeait le correspondant de NOVOpress qui relatait l’évènement. Bonne question. Une semaine plus tard, Jean-Yves Le Drian (photo), n’a non seulement pas trouvé le temps de se rendre sur place, mais sa réaction se fait toujours attendre.

« Peut-on saccager délibérément un lieu de culte, catholique en occurrence, dans une enceinte militaire sans que le ministre de la Défense ne réagisse ? Manifestement oui. » observe de son côté, sur son blog, le journaliste Jean-Dominique Merchet.

En effet seule la Marine nationale a réagi à la profanation. Tout d’abord dans un communiqué publié sur son site le 9 décembre – dans la rubrique intitulée « au fil de l’eau » ! – en indiquant qu’elle « condamnait avec vigueur ces agissements », puis hier, où le chef d’état-major de la Marine « condamne une nouvelle fois avec la plus grande fermeté ces actes inqualifiables qui ne sont en aucun cas compatibles avec les valeurs que nous défendons. » Mais du côté de Le Drian, silence radio.

Interrogé le mardi 11 par J.D. Merchet, le cabinet du ministre s’est contenté pour sa part de répondre « qu’une communication est évidemment prévue ultérieurement, une fois l’enquête terminée (sic) ». D’ordinaire, remarque Merchet, le ministre pond un communiqué pratiquement chaque jour qui passe.

Jean-Yves Le Drian est pourtant bien placé pour comprendre le sens et l’importance de la profanation commise à Toulon. Né à Lorient dans une famille de militants catholiques – son père sera même président de la Confédération syndicale des familles – il fera sa scolarité dans des établissements de l’enseignement privé et militera au sein de la Jeunesse étudiante chrétienne, dont il deviendra premier secrétaire dans le Morbihan, avant d’en être le leader national. C’était en 1968, et depuis, manifestement, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts.

Aujourd’hui les atteintes portées au culte catholique le laissent de marbre. A l’instar des autres oligarques du PS, il préfère réserver sa sympathie, sa sollicitude et son soutien à d’autres cultes. Dont acte. Paraphrasant George Orwell, on peut dire que dans la France de M. Hollande toutes les religions sont égales mais certaines le sont plus que d’autres.

Crédit photo : Pymouss via Wikimedia, licence cc.