« Rituel d’anniversaire » : les élèves allemands systématiquement roués de coups par les musulmans

« Rituel d’anniversaire » : les élèves allemands systématiquement roués de coups par les musulmans

13/12/2012 — 12h00
BERLIN (NOVOpress) — Ce sont des épisodes de plus en plus fréquents, partout en Allemagne. Par exemple à Menden, dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, la semaine dernière : dans un collège de la ville, devant une salle de classe, trois élèves ont sévèrement battu, pendant seize secondes exactement, un de leurs camarades qui fêtait ses seize ans. Ils l’ont roué de coups puis se sont acharnés sur lui à coups de pieds, alors qu’il gisait par terre. La victime ayant dû aller voir un médecin, sa mère a porté plainte. Les agresseurs ont expliqué à la police qu’il s’agissait d’un « rituel » : une seconde de passage à tabac pour chaque année.

Policiers, magistrats et journalistes affichent l’étonnement. « Je n’ai jamais rien entendu de pareil », a déclaré le procureur au journal local, la Westdeutsche Allgemeine Zeitung. Les agresseurs « n’auraient pas trouvé cette idée tout seuls. Mais on ignore jusqu’à présent où ils ont appris cet indigne rituel ». Le journaliste signale juste qu’une recherche sur Internet révèle plusieurs cas semblables dans d’autres villes allemandes, dont une série de 80 agressions commises par 65 « jeunes » à Stadthagen en Basse-Saxe, en 2002, et un épisode tout récent, en novembre 2012, dans le quartier de Neukölln à Berlin. Mais il se garde bien d’en dire davantage. Le lecteur doit chercher lui-même pour comprendre de quoi il retourne.

Le Tagesspiegel, le grand quotidien de Berlin, avait été plus franc le mois dernier, à propos de l’affaire de Neukölln, où un élève avait, là aussi, dû recevoir des soins après avoir subi un « rituel » de tabassage (avec une variante : un coup par année plutôt qu’une seconde). «L’affaire jette un coup de projecteur sur le phénomène des “coups d’anniversaire”, qui est répandu dans toute l’Allemagne mais arrive rarement au grand jour ». Bien sûr, l’adjointe à l’éducation de Neukölln, la social-démocrate Franziska Giffey a affecté de tomber des nues. Elle aurait découvert l’affaire par les informations. « L’inspection académique m’a assuré que ce phénomène existe. Mais, la plupart du temps, il s’agit seulement de petites claques sur l’épaule ».

On comprend d’autant mieux ces dénégations que le maire social-démocrate de Neukölln s’est récemment rendu dans l’école concernée pour devenir son parrain, après que, à la demande des élèves issus de l’immigration, elle s’était déclarée « école sans racisme – école avec courage ». Comment expliquer dès lors les tabassages ou le fait que, d’après des témoignages, les élèves allemands de souche sont traités de « pommes de terre », insultés et exclus par les autres ? « Les professeurs ont souligné que “racisme anti-allemand” (Deutschenfeindlichkeit) n’était pas le bon concept ».

Constatant que le « rituel » du tabassage d’anniversaire était inconnu dans les quartiers bourgeois de Berlin, le Tagesspiegel a rappelé qu’il avait fait l’objet d’une enquête approfondie par le directeur de l’Institut de criminologie de Basse-Saxe, et ancien ministre de la Justice du Land, Christian Pfeiffer, après l’affaire de Stadthagen en 2002. Dans une école de la ville, «de jeunes agresseurs tyrannisaient systématiquement leurs camarades de classe le jour de leur anniversaire ». L’enquête de l’Institut de criminologie avait, non sans embarras, attribué ces violences à « la jalousie ». « Ce n’est pas la tradition dans les familles musulmanes de fêter l’anniversaire aussi copieusement et avec autant de cadeaux qu’on en a l’habitude en Allemagne. Quand donc certains élèves reçoivent pour leur anniversaire de nouveaux smartphones ou des ordinateurs, les enfants musulmans qui n’ont rien reçu peuvent se sentir provoqués ».

Les sites communautaristes allemands soulignent effectivement que fêter les anniversaires est strictement interdit en Islam. En effet, « le prophète Mohammed (béni soit son nom) n’a pendant toute sa vie jamais fêté son anniversaire ». C’est une des raisons pourquoi les musulmans ne doivent pas fêter Noël : « dans notre religion, il n’est pas permis de fêter les anniversaires ».

Pour connaître toute la vérité, il faut pourtant se reporter au très long reportage publié par Die Zeit en octobre 2003, lorsque les agresseurs de l’école de Stadthagen avaient comparu devant le tribunal des mineurs. Pendant plusieurs années, sans que le directeur et les 40 professeurs de l’établissement aient rien voulu voir, certains élèves ont vécu dans la terreur. Ils étaient en particulier systématiquement battus le jour de leur anniversaire, au cri de « Bon anniversaire ». Impossible de passer inaperçus des bourreaux, les dates de naissance de chacun étant affichées dans les salles de classe. Une bonne note ou un nouveau vélo étaient aussi prétextes à raclées.

Or, avait souligné courageusement Die Zeit, « il ne s’agit pas seulement de passages à tabac, mais de quelque chose de plus fondamental : de la cohabitation des Allemands et des Turcs dans la ville. L’histoire des coups est celle de l’intégration ou, plus exactement, de la désintégration ». Les élèves allemands de souche figurent exclusivement parmi les victimes. Les agresseurs sont en majorité Turcs ou d’origine turque : « un des rares agresseurs non-turcs est un Albanais du Kosovo ». Lors de leur interrogatoire, les agresseurs avaient du reste assuré que « les raclées d’anniversaire » étaient une tradition en Turquie : une affirmation que le consulat général de Turquie à Hamburg avait qualifiée d’«absurdité».

La jalousie peut jouer son rôle mais le motif fondamental est bien le racisme anti-blanc. Le journaliste de Die Zeit avait interrogé « Yusuf » (les prénoms ont été changés mais en respectant les origines ethniques), décrit par les victimes comme le plus violent de tous les agresseurs. « Pourquoi a-t-il donné des coups ? Il ricane. Cela l’amusait, lui et ses amis turcs, d’inspirer de la peur aux “pommes de terre”, comme ils appellent les Allemands, et de se sentir supérieurs ».