Italie : primaires du PdL, Alessandra Mussolini renonce

Italie : primaires du PdL, Alessandra Mussolini renonce

23/11/2012 — 23h15
ROME (NOVOpress avec le blog de Valentin Beziau) — Figure historique et médiatique du MSI et de l’Alliance nationale (au sein de laquelle elle a eu un parcours pour le moins chaotique entre départ et retour, avec une constante : une détestation grandissante de Gianfranco Fini), Alessandra Mussolini (ci-dessus) vient de déclarer qu’in fine elle ne serait pas candidate aux primaires, qui auront lieu le 16 décembre prochain, pour désigner le nouveau chef du Popolo della Liberta (PdL, parti italien de droite issu de la fusion de Forza Italia de Silvio Berlusconi et de l’Alliance nationale, les ex-MSI), en vu des élections législatives de 2013.

Alessandra Mussolini avait placé sa candidature sous le signe de l’enfance et de la famille. Expliquant que chaque candidat à ces primaires devait s’engager sur des thèmes spécifiques. Mais, bien que bénéficiant d’un courant de sympathie parmi les électeurs du PdL et de ceux de centre-droit, la députée a décidé de renoncer à se présenter à ces primaires. Elle a justifié sa décision en indiquant : “Transformer les primaires du PDL en congrès politique, ou mieux, en confrontation sordide et invraisemblable serait la plus grande erreur que l’on puisse commetre à la veille d’une campagne électorale”. Considérant donc que l’évolution de ces primaires ne donne pas une bonne image (comme les élections internes de l’UMP ?).

Alessandra Mussolini n’est pas tendre avec le “dauphin” de Silvio Berlusconi, le sicilien Angelino Alfano – ancien minsitre de la Justice du gouvernement Berlusconi. En effet, pour la députée PdL : “Pathétique est l’attitude de celui qui sort maintenant les griffes contre le gouvernement Monti, après lui avoir apporté son soutien durant son mandat. Berlusconi a eu raison d’être sceptique envers ce masochisme auquel je m’honore de ne pas participer”.

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