UMP : le Grand Guignol permanent

UMP : le Grand Guignol permanent

23/11/2012 — 21h30
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de Réinformation) –
Une burlesque guéguerre des chefs fait rage à l’UMP . « On hésite entre Dallas et le théâtre de Guignol » a ironisé mardi le vice-président du Front national Florian Philippot qui a parlé de « crash de l’UMP ». De son côté, l’infortuné Olivier Mazerolle a craqué en direct hier sur BFM-TV : « Plus personne ne comprend rien à ce parti, plus personne ne fait confiance à personne dans ce parti […]. La politique française à la petite semaine, y’en a ras-le-bol ! Je suis journaliste, je suis fatigué comme tout le monde, j’en ai marre d’être obligé de commenter des inepties ! ». Il est vrai que les 98 voix d’avance pour Copé qui se transforment en 26 voix pour Fillon, parce que les instances dirigeantes du parti avaient « oublié » que la Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Wallis-et-Futuna faisaient encore partie de la République une et indivisible, ça a de quoi faire sourire, ou agacer, c’est selon.

La Commission électorale du parti a reconnu « l’oubli » mais elle a botté en touche, en demandant à la Commission de recours de l’UMP de statuer, car « les statuts de l’UMP ne permettent pas de faire autre chose que le constat présent », à savoir la victoire de Copé.

Mais ce n’est pas tout…

Eh non ! Alain Juppé, condamné pour corruption par la justice française en 2004 et donc haute autorité morale du parti, va constituer une commission d’enquête, de cinq membres : Juppé soi-même, un membre désigné par François Fillon, un membre désigné par Jean-François Copé, plus deux autres désignés par Juppé soi-même en accord avec les deux parties. Commission électorale, commission de recours, commission d’enquête : bonjour l’usine à gaz.

Mais ce n’est pas encore tout…

Eh non ! Le camp Copé ne désarme pas. Jérôme Lavrilleux, le directeur de cabinet de Jean-François Copé a brandi hier devant la presse la photocopie d’un procès-verbal réalisé à Nice qui montre la présence de 128 enveloppes de trop par rapport au nombre de votants. « C’est le signe manifeste d’un bourrage d’urne massif » a dénoncé Avrilleux, qui parle « d’irrégularités grossières ». Pointé du doigt, le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti – qui malgré son nom n’est pas directeur de cabinet – a annoncé qu’il allait porter plainte « après les propos indignes et diffamatoires de M. Lavrilleux à mon égard ».

La suite au prochain numéro.

Crédit photos : Marie-Lan Nguyen, via Wikipédia, (cc).