“Complément d’enquête” (France 2) bidonne son reportage : Philippe Vardon aurait-il des dons de divination ?

Vidéo réalisée par les contributeurs de Fdesouche.

23/11/2012 — 09h00
NICE (NOVOpress) — Alors que cela ne semblait pas gagné d’avance, les journalistes de l’émission ayant déclaré dans un journal niçois : “Nous ne sommes pas là pour faire de la pub à Vardon”, la bande-annonce de “Complément d’enquête” (France 2) présentait quelques images des incidents ayant eu lieu devant une mosquée de Nice entre Philippe Vardon (membre de la direction du mouvement identitaire et président de Nissa Rebela) et un certain nombre de musulmans. Des faits rappelés par l’intéressé dans une vidéo mise en ligne hier matin.

Réagissant à la présence de ces images dans la bande-annonce, voici ce que Philippe Vardon avait écrit sur sa page Facebook à 16 heures, soit plus de 7 heures avant la diffusion du reportage : “Complément d’enquête – mon pronostic (j’espère me tromper) : ils diffusent le début de l’embrouille avec effectivement un individu surexcité, mais pas la suite. Puis montrent le site de Nissa Rebela et mon communiqué et disent que j’exagère et que je n’ai été pris à partie que par une personne.”

La question est désormais ouverte : Philippe Vardon est-il doté de dons de divination, ou connait-il tellement bien ce type de journalistes que leurs ficelles lui semblent évidentes ? Car c’est EXACTEMENT ce qu’il s’est passé, comme en atteste cette vidéo [ci-dessus] (via fdesouche.com) reprenant le passage en question.

Le commentaire du journaliste Olivier Sibille est clair : “Dans la rue, notre discussion attire les curieux. Et avec un homme, le ton va très vite monter. Finalement l’homme s’éloigne, quelqu’un l’a tiré par la manche. La foule est restée calme, nous repartons, la discussion s’arrêtera là. Mais quelques heures plus tard, Philippe Vardon va mettre à profit l’événement et diffuser un communiqué de presse. Sous sa plume, le simple accrochage verbal s’est transformé en tentative de lynchage, par une trentaine de racailles, de dealers et de clandestins. Exagérations, provocations, chez les Identitaires, c’est une stratégie de communication.”

Le journaliste qui ne voulait pas “faire de la pub à Vardon” le traite finalement carrément d’affabulateur. Il n’est pas certain que le téléspectateur, observant les têtes sympathiques parmi “la foule” prenne les commentaires du journaliste pour argent comptant. Par ailleurs, même la très courte séquence diffusée ne semble pas vraiment accréditée le propos du journaliste. Tout d’abord, si la foule ne témoigne pas d’hostilité directe envers Philippe Vardon lors de sa discussion agitée avec l’individu le plus agressif, il semble tout de même évident qu’elle affirme une certaine solidarité avec ce dernier. Les visages lui sourient clairement. Ensuite, et surtout, puisque les événements se seraient arrêtés tout net ici – d’après Olivier Sibille toujours –, on peine alors à expliquer pourquoi la séquence se termine sur ce qui ressemble à une fuite, la caméra baissée filmant les pieds d’un groupe d’hommes avançant vers celle-ci (et donc vers les journalistes et Philippe Vardon) et la faisant reculer rapidement au bout de la rue. Dans le brouhaha (signe d’apaisement ?) on distingue la voix de Philippe Vardon disant : “Commencez pas à remuer les mains”, puis : “Recule”. Fantasmant encore certainement ?

En tout cas, commentant le documentaire sur les réseaux sociaux, Philippe Vardon ne mâche pas ses mots en tout cas : “Complément d’enquête : une minute diffusée sur une altercation dont les journalistes reconnaissent eux-mêmes qu’elle a durée 30 minutes.” “La malhonnêteté des journalistes de Complément d’Enquête est surréaliste. Ils ont vécu l’agression mais la nient. Ils reconnaissaient dans Le Petit Niçois que j’ai été traité de sale Juif mais n’en font pas état deux secondes.” “J’ai vu la peur dans les yeux du journaliste Olivier Sibille lors des incidents devant la mosquée de la rue de Suisse. Et aujourd’hui il ose nier la réalité des faits et voudrait me faire passer pour un menteur !” “Les journalistes de Complément d’enquête ont interrogé Christian Estrosi sur les identitaires. Pas une image. Ils m’ont suivi dans la cité où j’ai grandi, ont interrogé mes anciens voisins. Pas une image. Ils m’ont filmé devant le bâtiment de la future grande mosquée (financement saoudien) de Nice ouest. Pas une image. Ils ont filmé pendant près de 2 heures au Bastioun. Ils diffusent une minute avec le matériel de boxe bien entendu. En fait, je me demande s’ils n’ont pas arnaqué leurs patrons et voulaient juste se faire payer des vacances dans le sud…”

Le dirigeant identitaire a aussi confirmé (il avait annoncé auparavant que ce serait le cas si les images n’étaient pas diffusées) qu’il allait déposer plainte pour agression, injures et menaces. Cela afin de forcer les journalistes de “Complément d’enquête” à produire les images. Il semble donc bien que la passe d’armes ne soit pas terminée…

Publié le