Séropositif, le jeune Camerounais ne se protégeait pas : deux ans de prisons pour avoir transmis le sida

Séropositif, le jeune Camerounais ne se protégeait pas : deux ans de prisons pour avoir transmis le sida

21/11/2012 – 17h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Un jeune Camerounais a été condamné hier à deux ans de prison pour avoir transmis le sida à une mère de famille avec laquelle il entretenait une liaison, alors qu’il se savait séropositif.

Mère de trois jeunes enfants, la victime, une Nantaise de 36 ans, a contracté le virus du HIV il y a trois ans. À l’époque, elle entretenait une relation amoureuse avec un jeune Camerounais installé dans la région. Celui-ci savait qu’il était atteint du sida, mais il a préféré ne rien dire et n’a pris aucune mesure de protection. Un « comportement criminel » pour la représentante du Ministère public, qui a requis trois ans de prison ferme.

Interrogé, le prévenu tente de se défendre en soutenant qu’il n’a jamais admis  qu’il était séropositif. Au magistrat qui lui fait remarquer qu’il était soigné pour cette maladie, il préfère évoquer son enfance au Cameroun où le sida a fait des ravages et la mort de son père alors qu’il était tout jeune. Il reconnait qu’il a surtout peur d’être rejeté. Car l’homme est volage. Il fréquente assidument les sites de rencontre, multiplie les conquêtes,  mais ignore l’usage du préservatif. « Un comportement insouciant », tente de plaider son avocat.

Le prévenu n’hésite pas à contester l’expertise médicale, mettant en doute sa responsabilité dans la contamination de sa maîtresse. Il va jusqu’à émettre l’hypothèse qu’elle aurait été  infidèle.

Dans sa plaidoirie l’avocate de la partie civile met en évidence « le silence coupable » du Camerounais,  soulignant qu’étant « constamment alerté et conseillé par le CHU de Nantes qui le suivait », il  savait parfaitement ce qu’il faisait. Condamné à deux ans de prison, le prévenu n’a pas pas un mot de regret, pas un mot à l’égard de son ancienne compagne.

Crédit photo : Béa via Wikimédia (cc).