Mariage homosexuel : retour sur l’action violente des Femen dimanche dernier à Paris

Mariage homosexuel : retour sur l’action violente des Femen dimanche dernier à Paris

19/11/2012 – 20h15
PARIS (NOVOpress) –
Le récit par les médias des altercations entre le groupuscule gauchiste des Femen et des manifestants contre le mariage homosexuel, dimanche à Paris, va presque dans le même sens. Pour résumer, « des militantes féministes et des journalistes ont été agressés dimanche au cours d’une manifestation contre le mariage gay », comme le titre Le Point. Une version à sens unique permettant à des politiciens de réclamer la dissolution de Civitas, l’organisateur de la manifestation, comme c’est le cas avec la députée socialiste de l’Hérault Anne-Yvonne Le Dain ou Eddie Aït, secrétaire national du PRG (Parti Radical de Gauche).

Mariage homosexuel : retour sur l’action violente des Femen dimanche dernier à Paris

Mariage homosexuel : retour sur l’action violente des Femen dimanche dernier à Paris

Pourtant, la réalité n’est peut-être pas si simple. Invité hier de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, Alain Escada, le représentant de Civitas, a posé une question au journaliste : « À partir du moment où ces militantes ont foncé avec des fumigènes et des lacrymogènes en main sur un cortège de familles avec femmes, enfants et grands-parents, qui agresse qui ? » (photo). Metro France constate en effet que les Femen sont à l’origine des débordements situés vers la station École Militaire en début d’après-midi, dimanche : « Neuf jeunes militantes des Femen, ce groupe de féministes connues pour leurs actions topless et radicales, suivies par la documentaliste Caroline Fourest à la caméra, débarquent au milieu du cortège, déguisées en nonnes. Elles retirent leurs hauts devant les manifestants et commencent à crier “In Gay we trust” [« Nous mettons notre confiance dans l’homosexuel »] et aspergent le cortège à l’aide d’extincteurs domestiques sur lesquels elles ont inscrit “Jesus Sperm” [« Le sperme de Jésus »] ou “holy sperm” [« Le sperme saint »] ».

Les Femen, mouvement interdit en Ukraine et dont l’action parisienne n’était pas autorisée par la préfecture de police, ont mené cette attaque les seins nus, avec des injures peintes sur leur corps, à l’encontre de la première religion de France : « J’encule l’Église » ou encore, « J’encule Dieu », devant de nombreux enfants. Avec de telles provocations, il n’est pas étonnant que certains manifestants ne soient pas restés les bras croisés. Facile maintenant pour ces activistes ultra minoritaires de jouer aux pleureuses et aux victimes…

Crédit photo : femen.org