La mortalité néonatale serait influencée par des facteurs environnementaux

La mortalité néonatale serait influencée par des facteurs environnementaux

19/11/12 – 18h00
PARIS (NOVOpress)
– Le projet Equit’area qui se penche sur les interactions entre inégalités sociales de santé et environnementales dans les quatre agglomérations françaises de Lyon, Marseille, Paris et Lille aurait mis en évidence des corrélations entre le taux de mortalité néonatale et les conditions environnementales d’existence.

Ces travaux rassemblent des informations sur des caractéristiques socio-économiques, la mortalité infantile, la pollution atmosphérique, la proximité industrielle et les nuisances sonores.
Ces données montrent que le plus souvent les populations les plus défavorisées d’un point de vue économique sont également plus exposées au bruit, à la pollution atmosphérique, etc., mais qu’il existe des contre-exemples comme le centre de Lyon, où le prix du foncier est très élevé mais qui présente une pollution atmosphérique et des nuisances sonores importantes. Ces différents facteurs pèseraient sur la mortalité périnatale et infantile.

Ainsi l’étude montre qu’à Lille, il y a un lien très fort entre les caractéristiques socio-économiques et la proximité de zones industrielles et que c’est à proximité de ces sites que se constate une mortalité infantile élevée.

Selon leurs initiateurs, ces recherches ont pour but rendre accessible les résultats aux différents acteurs publics afin qu’ils puissent réfléchir à comment améliorer la situation et mieux gérer les risques et les inégalités sociales d’exposition.

Crédit photo : Raphael Goetter via Flickr (cc).