La plus grande mosquée de Bretagne ouvre samedi à Nantes

La plus grande mosquée de Bretagne ouvre samedi à Nantes

Maquette de la nouvelle mosquée. Crédit photo : DR.

15/11/2012 – 20h00
NANTES (NOVOpress Breizh) –
« La Cité de l’Edit, le choix du vivre ensemble, un centre et bien plus » : c’est en ces termes très consensuels que la mosquée Assalam (« la paix » en arabe), située dans le quartier très « sensible » de Malakoff à Nantes, sera officiellement ouverte samedi. Après trois ans de chantier, cet édifice – le plus important construit en terre bretonne – pourra accueillir plus de 1.200 fidèles. Cette réalisation, qui a reçu tout l’appui de la municipalité Ayrault, témoigne de l’avancée inexorable du « Grand Remplacement ».

« C’est un rêve qui se réalise ». Dans 20 Minutes (13/11/12),  M. Labidi, membre de l’Association islamique de l’ouest de la France (AIOF) ne tarit pas d’éloge sur la nouvelle mosquée. Située au 136 boulevard de Seattle à Nantes, celle-ci sera la plus grande de Bretagne. Elle remplace la mosquée Al Forkane – devenue trop petite –,  une ancienne église. Flanqué d’un minaret haut de 20 mètres doté d’un panneau lumineux (!) le bâtiment  – surmonté d’une coupole de 12 mètres de diamètre – comprend une salle de prière répartie sur deux niveaux – les hommes et les femmes sont séparés –, des salles d’ablutions, des bureaux, une salle polyvalente et un espace pour les enfants.

Un centre culturel de 1.250 m2 comprenant une cafétéria, une bibliothèque, des salles de détente et de réunion, est relié à la mosquée par une passerelle en verre. M. Labidi signale qu’on y proposera « du soutien scolaire, des activités de loisirs ou sociales en lien avec le quartier. » Selon lui le projet, qui aura coûté 5 millions d’euros, a été financé « uniquement par des dons collectés à l’issue des prières, sur le marché, ou en provenance de mosquées européennes (?). »

L’AIOF, qui a touché  au passage une coquette subvention de 200.000 euros de la Ville de Nantes  – pas pour la mosquée bien sûr, pour le centre « culturel » – estime que « ce projet exprime le niveau de représentativité du centre qui est amené à devenir un lieu majeur du paysage nantais, de portée symbolique, lieu référent au sein de la ville et de la région. » De leur côté, les architectes et urbanistes chargés du projet n’hésitent pas à affirmer qu’il s’agit là d’un  « modèle d’intégration » (sic).

On sait que L’AIOF est rattachée à l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), réputée proche des Frères musulmans. Cette dernière avait fait parler d’elle en avril dernier pour s’être vu refuser l’entrée sur le territoire français de six de ses conférenciers vedettes  connus pour enseigner l’extermination des Juifs, le meurtre des apostats et des homosexuels, la violence envers les femmes désobéissantes, la conquête de l’Europe etc.

L’agglomération nantaise compte à ce jour dix lieux dédiés au culte musulman. Parmi eux  trois mosquées, celle de Malakoff, celle de Nantes nord (Arrahma) et la mosquée dite des Turcs, boulevard du Bâtonnier-Cholet, à Bellevue. Une association réclame la construction d’une autre mosquée dans la partie ouest de la ville. Le « Grand Remplacement » (Renaud Camus) se poursuit.